Abba Eban est né en Afrique du Sud en 1915. Il n’était encore qu’un enfant lorsque son père est mort. Il s’en va alors à Londres avec sa mère.
Abba Eban étudie les langues orientales (il se spécialise dans l’hébreu et le perse) et poursuit également des études classiques à l’Université de Cambridge, en Angleterre. En tant qu’étudiant, Abba Eban est très actif. Il fait entre autres partie des fondateurs de l’association du parti Labor de l’université et préside l’union des étudiants. Plus tard, il devient membre du domaine de la recherche et conférencier de cette université.
Lors de la Seconde guerre mondiale, il s’engage dans les services de renseignements britanniques, est envoyé au Caire (où il rencontrera Suzy, qui deviendra par la suite son épouse et qui était la sœur de l’épouse du Président Haïm Herzog), est nommé responsable des contacts avec la Hagana et chargé des préparatifs dans le cas où les Allemands envahiraient Erets Israël. Il atteint le grade de Major et à la fin de la guerre, il monte en Israël.
A la veille de la fondation de l’état, Eban devient délégué de l’Agence juive et est désigné pour faire partie de la délégation envoyée à l’ONU. Dans le cadre de sa fonction, il oeuvre considérablement en faveur de la décision du Partage qui fut finalement adoptée le 29 novembre 1947. Dans les années 1949-1959, il représente Israël à l’ONU et remplit parallèlement la fonction d’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis (1950-1959) Le Premier ministre David Ben Gourion le surnommera «La voix d’Israël» pour ses discours brillants et l’excellence de sa représentation d’Israël sur la scène américaine et internationale.
En 1959, à son retour en Israël, il est élu à la 4 ème Knesset sur la liste du Mapaï et dès lors, il participera à toutes les Knesset, jusqu’à la 11 ème. Il présidera l’Institut Weizmann, sera ministre de l’Education et vice Premier ministre. Dans les années 1966-1974, il sera ministre des Affaires étrangères, dans les gouvernements de Ben Gourion, de Lévi Eshkol et de Golda Méïr.
Après la démission de Golda Méïr, en 1974, il retire sa candidature aux élections pour la direction du Parti travailliste et soutient Shimon Pérès.
Lorsque Itshak Rabin remporte les élections, il lui propose le portefeuille de l’information. Abba Eban refuse cette offre et conclut ainsi sa participation aux gouvernements d’Israël.
Tout au long de sa carrière politique et diplomatique, il fut considéré comme un des membres du camp des «colombes» et à la suite de la Guerre des Six jours, il se déclara en faveur de concessions territoriales dans le cadre d’un accord de paix.
En 1988, sa position sur la liste du Parti travailliste lui ferme l’entrée à la Knesset. Dans les années qui suivront, il enseignera et en sa qualité de docteur honoris causa de plus de 20 universités et instituts de recherche les plus prestigieux au monde, il se consacrera à des activités d’ordre académique.
Abba Eban a rédigé de nombreux livres traitant de la politique et de l’histoire juive. Il a également écrit de nombreux ouvrages autobiographiques.
En 2001, le Prix d’Israël est décerné à Aba Eban pour sa contribution à la société israélienne.
Le 17 novembre 2002, Abba Eban quitte ce monde et est enterré dans le cimetière de Kfar Shemariahou.












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