Alfred Dreyfus, officier juif français né à Mulhouse, fut condamné à tort pour espionnage et trahison en 1894. Il fut gracié en 1899 et réhabilité en 1906 après une campagne de révision qui déchaîna l’opinion publique et divisa la France en deux : les Dreyfusards, antimilitaristes, défenseurs des Droits de l’Homme et les anti-dreyfusards, antisémites et militaristes.
Issu d’une vieille famille de Juifs alsaciens, il naît à Mulhouse le 9 octobre 1859. En 1871, après l’annexion de l’Alsace-Lorraine par les Allemands, son père, riche industriel, choisit la nationalité française pour lui-même et pour ses enfants.
En 1876, après son baccalauréat, il prépare son entrée à l’école Polytechnique à laquelle il sera reçu un an plus tard.
En avril 1890, il épouse Lucie Hadamard, issue d’une famille bourgeoise de Metz, réputée pour son patriotisme. Peu après, il est admis à l’Ecole Supérieure de guerre et en 1893, il entre à l’état major du ministère de la Guerre. Durant cette même année, survient le décès de son père.
En octobre 1894, il est accusé d’être l’auteur d’un bordereau découvert à l’ambassade d’Allemagne et il est arrêté et incarcéré à la prison du Cherche-midi.
En décembre 1894, il passe devant le Conseil de guerre de Paris et est condamné à la prison à perpétuité à l’île du Diable et à la dégradation en public dans la grande cour de l’Ecole militaire.
Cette affaire agita la France longtemps. Le procès sera enfin révisé en 1899. Les juges le condamneront cette fois à dix ans de forteresse en lui accordant les circonstances atténuantes. Dreyfus sera gracié par le Président de la République
Après une nouvelle révision en 1906, son innocence est enfin prouvée et il est réintégré dans l’armée au poste de commandant.
En juillet 1906, il est nommé Chevalier de la Légion d’honneur. En 1907, il prend sa retraite, à l’âge de 50 ans. Mais quand la Grande guerre éclate, il s’engage et méritera d’être élevé au grade de lieutenant-colonel.
Le 12 juillet 1935, il meurt d’une crise cardiaque à l’âge de 76 ans et est enterré à Paris.
Des Lettres d’un innocent rédigées par Dreyfus, Zola, qui avait obstinément prôné l’innocence de Dreyfus et dont la lettre ouverte au Président de la république publiée dans l’Aurore sous le titre «J’accuse» est restée célèbre, avait dit « je ne connais pas de pages plus hautes, plus éloquentes, c’est le sublime dans la douleur et plus tard elles resteront comme un monument impérissable lorsque nos oeuvres à nous, écrivains, auront peut-être sombré dans l’oubli »
Le 12 juillet 2006, à l’occasion du centième anniversaire de la réhabilitation d’Alfred Dreyfus, une cérémonie a eu lieu dans la même cour de l’Ecole militaire, où le capitaine Dreyfus avait été dégradé. Le Président Jacques Chirac lui rendit hommage et appela plus que jamais à la défense des Droits de l’homme et à la vigilance contre «les forces obscures, l’injustice, l’intolérance et la haine…»
phil
15. fév, 2009
malheureusement une partiede l’extrême droite française n’a toujours pas admis l’innocence de Dreyfus. Il y en a toujours un noyau des l’armée.
Il suffit de se souvenir des propos de l’ancien directeur du service historique de l’armée de terre, taxant l’innocence de Dreyfus de » théorie la plus fréquemment admise ».
Il a été viré de son poste, mais il a eu le front de le dire.
Christian Dubois
23. avr, 2010
Bonjour à vous,
L'affaire Dreyfus dans l'Histoire de France reste une tache d'infamie dans sa société. Mais pour cela il faut se remettre dans la Société du 19ème. L'antisémitisme naissant, à travers le personnage d'Alfred Drumont qui en premier avait ouvert la boîte de Pandor. Cette histoire a continué sous le Front Populaire de 1936 à travers la personne de Léon Blum et elle a continué lors de l'occupation par les arrestations des Juifs étrangers et ensuite des Juifs Français et enfin pour se terminer par la mise à mort de Georges Mandel et de Jean Zay par la Milice de l'Etat Français de " Philippe Pétain et de Laval " .
Christian de Paris.