Vendredi 30 Juillet 2010 - 19 Av 5770

Ami Ayalon

[Mercredi 03/12/2008 14:28]

Ami Ayalon est né à Tibériade en 1944. Il est fils unique. Ses parents furent parmi les fondateurs du kibbouts Maagan dans lequel il passa son enfance. En 1963, il s’engagea dans Tsahal et se porta volontaire pour entrer dans l’escadrille 13 (commando yami), l’unité spéciale maritime. Après la guerre des Six jours (1967), Ayalon commença un cours d’officier. Au cours de la guerre d’Usure (1969), il participa à l’incursion sur l’île Green. Au cours des combats, il fut blessé et mérita des éloges pour le courage qu’il démontra au cours des combats. En 1979, il fut nommé commandant de l’escadrille 13 et fut félicité par le chef de l’état major de Tsahal pour avoir effectué 22 opérations successives sans aucune victime.

Durant les années qui suivirent, Ayalon exerça plusieurs fonctions dans l’Armée de l’Air. Durant la guerre du Liban (1982), il commanda les forces d’atterrissage sur la côte de Beyrouth. En 1992, il fut nommé commandant en chef de la marine israélienne. En 1995, il se retira de Tsahal.

En 1996, il fut nommé chef du Chabak quand Carmi Guilon démissionna à la suite de l’assassinat de Rabin. Ami Ayalon s’efforça de rétablir le Service de sécurité générale qui avait du mal à surmonter son échec dans la protection du Premier ministre Rabin. De plus, Ayalon fut immédiatement confronté à une série de graves attentats: celui du Centre de Dizengof, ceux qui frappèrent dans les autobus à Jérusalem, à la station d’auto stoppeurs d’Ashkelon et dans le marché de Mahané Yeouda de Jérusalem. Malgré tout, le Chabak, sous la direction d’Ayalon, parvint à faire échouer un grand nombre d’attentats.

En 2000, il se retira du Chabak et entra dans le monde des affaires.

En septembre 2002, Ayalon fut, avec le docteur Sari Nusseibeh, à l’origine d’une initiative qui s’appela « le recensement national » visant à progresser vers un accord permanent entre Israël et les Palestiniens sur la base des principes suivants: deux états pour deux peuples, retour aux frontières de 1967, abandon de territoires au profit de Palestiniens, partage de Jérusalem.

En 2004, il fit officiellement son entrée dans la politique dans les rangs du Parti travailliste. A la veille des élections de la 17ème Knesset, Ayalon était considéré comme l’un des supporters d’Amir Péretz. Il fut élu à la sixième place sur la liste du Parti travailliste et quelque mois après les élections, quand le Parti travailliste entra dans le gouvernement d’Olmert, il annonça sa candidature à la tête du Parti travailliste.

Marié à Bila, assistante sociale et l’une des fondatrices du mouvement « Reviens » (« Shouvi ») qui a agi en faveur du retrait de la Bande de Gaza. Ils habitent dans le village de Kerem et ont trois enfants.

Texte de l’accord Nusseibeh-Ayalon
Déclaration de principes :

1. Deux États pour deux peuples.
Les deux parties déclarent que la Palestine est le seul État du peuple palestinien, et qu’Israël est le seul État du peuple juif.

2. Les frontières.
Les frontières permanentes entre les deux États feront l’objet d’un accord sur la base des lignes du 4 juin 1967, des résolutions des Nations unies et de l’initiative de paix arabe (connue sous le nom d’«initiative saoudienne»)
Les modifications de frontières reposeront sur un échange de territoires équitable et mutuellement accepté (1 pour 1), en fonction des besoins vitaux des deux parties, notamment la sécurité, la continuité territoriale et les considérations démographiques.
L’État palestinien aura un lien entre ses deux zones géographiques, la Cisjordanie et la Bande de Gaza.
 Après l’établissement des frontières mutuellement acceptées, aucun colon ne demeurera dans l’État palestinien.

3. Jérusalem.
Jérusalem sera une ville ouverte, capitale des deux États. La liberté religieuse et un accès illimité aux lieux saints seront garantis à tous.
Les quartiers arabes de Jérusalem passeront sous souveraineté palestinienne, et les quartiers juifs sous souveraineté israélienne.
Aucune partie n’exercera de souveraineté sur les lieux saints. L’État de Palestine sera désigné comme gardien du al-Haram al-Sharif [«Esplanade des Mosquées»] pour le compte des musulmans. Israël sera le gardien du Mur Occidental [«Mur des Lamentations»] pour le compte du peuple juif. Le statu quo concernant les lieux saints chrétiens sera maintenu. Aucune excavation ne sera effectuée dans les lieux saints ou sous ceux-ci sans un accord mutuel.

4. Droit au retour. Reconnaissant les souffrances et le sort des réfugiés palestiniens, la communauté internationale, Israël et l’État de Palestine créeront et contribueront à un fonds international pour les dédommager.
Les réfugiés palestiniens ne retourneront que dans l’État de Palestine ; les Juifs ne retourneront que dans l’État d’Israël.
La communauté internationale offrira des compensations, afin d¹améliorer la situation des réfugiés qui voudront demeurer dans leur pays de résidence ou de ceux qui voudront émigrer vers des pays tiers.

5. L’État palestinien sera démilitarisé, et la communauté internationale garantira sa sécurité et son indépendance.

6. Fin du conflit.

Avec la mise en oeuvre complète de ces principes, toutes les revendications des deux parties prendront fin, ainsi que le conflit israélo-palestinien.

Issu du site officiel de « Chalom Akhchav » (« La Paix Maintenant »)

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