Amram Mitzna est né au Kibboutz de Dovrat. Il est âgé de huit ans lorsque sa famille déménage à Kiriat Haïm. A 14 ans, il commence ses études à l’internat militaire de Haïfa où il reste jusqu’à son entrée dans l’armée. Il passe la majeure partie de son service militaire dans une unité de blindés. A la suite de la Guerre des Six Jours, il est décoré pour sa bravoure et après la Guerre de Kippour, il reçoit les félicitations du chef de l’état-major.
Par la suite, il est nommé commandant de l’Institut de Commandement et de l’état-major. Il fera partie de ceux qui seront chargés d’évacuer les habitants barricadés à Yamit, lors du retrait du Sinaï. A la suite de la Guerre du Liban, il s’en prend violemment au ministre de la Défense de l’époque, Ariel Sharon et annonce que si ce dernier ne démissionne pas, il quittera l’armée.
En 1986, Amram Mitzna est promu au grade de général et nommé adjoint au chef du département des Opérations. En mai 1987, il est nommé commandant de la région centre. C’est à cette période que l’Intifada éclate et Amram Mitzna est l’objet d’une sévère critique, de droite comme de gauche. Après deux années à ce poste, il fait des études au terme desquelles il sera nommé chef du département de la planification à l’état-major.
En 1993, Amram Mitzna quitte Tsahal et est élu candidat du Parti travailliste à la mairie de Haïfa. En novembre de cette même année, il est élu maire de la ville et cinq ans plus tard, il est élu pour un second mandat.
Lors des émeutes d’octobre 2000, Amram Mitzna sort dans la rue et intervient activement pour empêcher des actes de violence entre Juifs et Arabes dans sa ville.
En août 2002, il annonce son intention de présenter sa candidature à la direction du Parti travailliste, principalement à cause de son opposition à l’entrée du parti dans la coalition gouvernementale d’Ariel Sharon. Amram Mitzna remporte les élections au sein du parti contre Biniamin Ben Eliézer et devient le chef du Parti travailliste.
En janvier 2003, le Parti travailliste essuie une défaite aux élections. Amram Mitzna tient sa parole : il refuse d’entrer dans le gouvernement d’union sous la direction d’Ariel Sharon et devient chef de l’opposition.
Le 4 mai 2003, lors d’une conférence de presse, Amram Mitzna annonce sa démission de la direction du Parti travailliste. Dans le discours qu’il prononce à l’occasion de sa démission, il invective ses camarades du Parti travailliste en disant : «Il est impossible de diriger un parti fait de gens à l’instinct d’autodestruction et de suicide politique» et précise qu’il a toutefois l’intention de rester député du Parti travailliste.
Fin 2003, Amram Mitzna participe à la préparation de «L’initiative de Genève», ébauche d’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens.
Le 13 novembre 2005, il démissionne de la Knesset pour diriger le Conseil municipal de la ville de Yerouham
En 2006, à l’approche des élections de la 17 ème Knesset, son nom ne figure plus sur la liste du Parti travailliste.












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