Moshé Arens est né en Lithuanie, le 27 décembre 1925.
En 1939, sa famille émigra en Amérique, où il grandit jusqu’en 1948. Il a servi dans l’armée américaine de 1944 à 1946, avant de monter en Israël en 1948, où il se joignit aux forces de l’Irgoun dirigé par Menahem Begin, un homme qui compta beaucoup dans sa carrière.
Il a servi d’émissaire au Etsel à l’étranger et fut un des fondateurs du mochav Mévoot Betar.
Plus tard il participa à la création du Herout.
Il a poursuivi des études de construction mécanique à l’Institut de Technologie du Massachussets et des études de construction aéronautique à l’Institut de Technologie de Californie.
Il a exercé au Technion et de 1962 à 1971, il a dirigé l’entreprise aéronautique et a participé au développement de l’avion Arava.
En 1971, il reçut le premier prix de la sécurité d’Israël.
Dans la huitième Knesset, il fut élu député et dès la neuvième Knesset, il fit son entrée au Likoud.
Il vota contre les accords de Camp David.
En 1982, il fut nommé ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis et en 1983, il revint en Israël et devint ministre de la Défense après qu’Ariel Sharon ait été contraint de se retirer.
En 1984, il fut nommé ministre sans portefeuille dans le gouvernement d’union nationale.
En 1987, il démissionna du gouvernement, à cause de son opposition à l’interruption du projet du Lavi (décidée par Ehoud Barak), projet qu’il avait lui-même mené depuis 1980 et qui avait déjà coûté 6,4 milliards de dollars.
En 1988, il intégra le gouvernement d’Itshak Shamir, en tant que ministre sans portefeuille et à partir de décembre 1988, il fut nommé ministre des Affaires étrangères, poste dans lequel il excella. Quand le gouvernement d’union fut disloqué, il fut une fois de plus nommé ministre de la Défense.
Après les élections pour la 13ème Knesset, Moshé Arens se retira de la Knesset et annonça qu’il avait décidé d’abandonner la vie politique.
Quand Moshé Arens était entré au ministère des Affaires étrangères en 1988, il avait été confronté à une crise importante. L’Intifada avait entraîné d’énormes pressions internationales sur Israël, dont l’exigence de concessions territoriales. C’est alors que l’administration américaine s’efforça de miner le Likoud et d’imposer ses propres volontés à Israël.
Moshé Arens, qui a donc été ministre des Affaires étrangères de 1988 à 1990 et ministre de la Défense de 1990 à 1992, a eu l’occasion d’accuser l’administration américaine et en particulier le Président Bush et l’ancien secrétaire d’état James Baker, «de provoquer un certain nombre de crises gouvernementales en Israël, qui ont, par la suite, contribué à la chute du gouvernement du Likoud, dirigé par Itshak Shamir» Selon lui, le but visé par les Américains était «d’amener les travaillistes au pouvoir, parce qu’ils savaient qu’ils seraient moins intransigeants et qu’ils accèderaient à leurs exigences concernant la résolution du conflit entre Israël et les Palestiniens»
Et en effet, C’est un gouvernement travailliste qui fut élu en 1992, avec à sa tête Itshak Rabin. Moshé Arens estime que ces démarches avaient profondément affaibli Israël et que les relations israélo-américaines s’en trouveraient menacées : «L’intrusion de l’administration américaine dans la politique intérieure d’Israël fut sans précédent. Le dialogue diplomatique traditionnel entre le Président américain et le Premier ministre d’Israël et entre le secrétaire d’Etat américain et le ministre des Affaires étrangères américain, fut souvent remplacé par des consultations en coulisses et par diverses manœuvres entre la Maison Blanche et les chefs travaillistes d’Israël»
Pendant la Guerre du Golfe, Arens considérait que les Israéliens avaient le droit de se défendre eux-mêmes. Les Américains avaient promis de protéger Israël mais en réalité, ils n’ont pas mis les dispositifs nécessaires en place. On découvrit plus tard, que pas un seul lanceur de Scuds ne fut détruit durant six semaines entières de combat, alors que les rapports des Etats-Unis prétendaient le contraire. Moshé Arens avait tenté de convaincre le Président Bush du besoin d’Israël de répondre aux attaques irakiennes, mais il prétendait que les missiles «patriot» étaient suffisants. Arens découvrit plus tard que le général Schwarzkopf avait voulu diminuer le nombre d’avions assigné dans le secteur irakien à partir duquel les attaques contre Israël étaient lancées à un minimum et en envoyer un maximum au Koweit. Vers la fin de la guerre, quand Arens informa les Etats-Unis de l’intention d’Israël d’agir pour faire cesser les attaques de missiles. Le plan israélien fut finalement stoppé à cause du mauvais temps et de l’annonce du Président Bush d’un cessez le feu.
Moshé Arens raconte que dans le cas de l’aide promise par les Américains pour l’intégration des Juifs d’Union soviétiques en Israël, «les Etats-Unis s’en étaient servis de monnaie de chantage pour influer sur le gouvernement du Likoud à propos du processus de paix»
Selon lui, «la signature d’un accord entre Arafat et Rabin sur la pelouse de la Maison Blanche, fut le signe que le processus avait pris un tour dramatique» Les graves conséquences qui ont accompagné l’exécution de cet accord, confirmèrent son sentiment.
Fin 1998, à la suite de la crise du Likoud, il revint à la politique et se présenta contre Nétanyahou à la tête du Likoud. Deux jours avant le vote, Nétanyahou lui proposa le poste de ministre de la Défense à la place de Mordehaï qui avait été renvoyé et Moshé Arens accepta sa proposition.
Il fut ensuite élu dans la 15ème Knesset, mais dans la 16ème, sa position sur la liste, ne lui permit pas d’y entrer.
Moshé Arens s’est toujours montré intransigeant dans les relations avec les Palestiniens et les Arabes et a toujours été considéré comme un des leaders idéologiques du Likoud.
Il considère que le système électoral actuellement en place en Israël est une source d’instabilité et qu’il a considérablement affaibli les grands partis.
Selon lui, il n’existe aucun Israélien qui ne veuille la paix, mais faut-il encore juger ce qui est possible : «à l’heure actuelle, un règlement permanent grâce auquel le conflit serait terminé une fois pour toutes, est impossible. Nous devons donc rechercher des arrangements d’intérim pour une période durant laquelle les Palestiniens devront s’efforcer de mettre un terme aux actes de violence. Cette période passée, il serait possible d’envisager des accords permanents. L’arrêt des violences doit être la première condition pour que des négociations puissent être envisagées. Or, pour l’instant, les Palestiniens sont convaincus, (et pour cause) que l’usage de la violence leur permettra d’atteindre leurs buts»
Moshé Arens est marié et père de quatre enfants.












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