Arié Dehry est né au Maroc, à Mekhnès, le 17 février 1959. Il est monté en Israël à l’âge de 9 ans avec sa famille. Il a poursuivi des études dans une yéshiva et a obtenu son diplôme de rav. Il a fait son entrée dans la politique en tant que secrétaire de la municipalité de Maalé Amos et membre du conseil régional.
Arié Dehry a été l’un des fondateurs du mouvement Shass en 1984 et il fut l’une des figures les plus remarquables de ce parti. Il était très proche du rav Ovadia Yossef, dirigeant spirituel du parti, qui lui accorda son soutien tout au long de sa carrière (Lorsque Arié Dehry fut poursuivi par la justice, le rav continua jusqu’au bout de le déclarer innocent) Arié Dehry a entre autres été le directeur du mouvement El Amaayan, secrétaire général de Shass et conseiller spécial du ministre de l’Intérieur.
Trois ans après avoir créé Shass, il est nommé ministre de l’Intérieur et devient le plus jeune ministre d’Israël, à l’âge de 27 ans. Il resta à ce poste durant trois mandats suivis, mais ce n’est qu’en 1992 qu’il fut pour la première fois élu député de la Knesset.
Durant sa carrière politique, il fut soupçonné d’avoir détourné des fonds depuis qu’il avait pris place au ministère de l’Intérieur et en 1993, il démissionna du gouvernement, quand la Cour suprême déclara que les fautes dont il était accusé étaient de la plus haute gravité. Shass se retira alors de la coalition et peu de temps après, Arié Dehry fut privé de son immunité parlementaire et fut jugé par le tribunal du district de Jérusalem.
L’instruction de cette affaire fut extrêmement longue et les médias menèrent une campagne très virulente contre Arié Dehry pendant toute la durée du procès. La police interrogea des centaines de témoins, mais personne ne déclara avoir reçu des pots de vin d’Arié Dehry. Le seul témoin à charge fut un certain Yaakov Shmulevitz, un individu au passé douteux auquel la police proposa d’être témoin d’état contre Arié Dehry. Ce Shmulevitz aurait reçu d’importantes sommes d’argent pour s’introduire auprès d’Arié Dehry et témoigner contre lui. Il aurait avoué avoir détourné des millions de dollars d’une banque américaine, avoir été incarcéré en Suisse et il aurait rapporté que c’est la justice israélienne qui l’a fait sortir de prison et qui lui a proposé de témoigner contre Arié Dehry. Arié Dehry affirma que l’argent qu’on lui reprochait d’avoir perçu lui venait des parents adoptifs de sa femme.
En 1999, il fut impliqué dans l’affaire Bar-On /Hévron et en définitive, le conseiller juridique du gouvernement décida de le faire juger pour abus de confiance et complicité dans une malversation. Deux ans plus tard, il fut déclaré coupable d’avoir reçu des pots de vin, de fraude fiscale et d’abus de confiance et fut condamné à quatre ans de prison et à une amende de 250 000 shekels.
En 2000, il fit appel devant la Cour suprême. La plupart des chapitres de cet appel furent repoussés, mais sa peine fut réduite à trois ans de prison. Cette même année, il commença à purger sa peine dans la prison de Maassiaou. Il y fut accompagné par plusieurs dizaines de milliers de personnes et pendant une bonne partie de son incarcération, des milliers de sympathisants se relayèrent devant la prison pour lui témoigner leur soutien et clamèrent son innocence.
Cette même année, le conseiller juridique du gouvernement annonça qu’il ne déposerait pas d’acte d’accusation contre lui au sujet de l’affaire Bar On / Hévron.
Deux ans après avoir été libéré de prison, Arié Dehry se retira de Shass et annonça sa retraite de la vie politique.
En 2003, un autre procès lui fut intenté. Il s’agissait cette fois d’un dossier public et il fut déclaré coupable d’un des quatre chefs d’accusations qui avaient été retenus contre lui : transfert d’argent à l’association que son frère avait dirigée. Les juges décidèrent d’amoindrir sa peine, compte tenu du fait que 14 ans s’étaient écoulés depuis.
Une grande partie de la population émit des doutes par rapport au jugement d’Arié Dehry. Au lendemain du procès, les sondages annoncèrent que 35% de la population considérait que le procès fut injuste. Dankner, un journaliste de gauche très connu, publia un article réfutant les actes d’accusations qui avaient été retenus contre Arié Dehry.
Il semblerait que le crime principal d’Arié Dehry, fut la création du parti Shass qui connut un succès extraordinaire en obtenant 17 mandats en un temps recors, ce qui fit de lui le troisième parti le plus important d’Israël. Ce jeune ministre séfarade, brillant et particulièrement charismatique dérangeait et c’est apparemment la raison pour laquelle la police et la justice furent chargées de «s’occuper de lui», avec le soutien des médias qui sont, comme chacun sait, le monopole de la gauche.












phil
23. fév, 2009
Hélas, que d’escrocs en politique, et qui cachent bien leur jeu ( de toutes obédiences).