Abraham (Yaïr) Stern, combattant et poète juif, fut l’un des fondateurs et le premier chef du Lehi (Organisation des combattants pour la libération d’Israël) penseur et poète. Plus connu sous le nom de «Yaïr» (il fut surnommé ainsi en souvenir de Eliézer Ben Yaïr, l’un des chefs de la grande révolte contre les Romains)
Yaïr Stern est né le 23 décembre 1907 dans la ville de Sovelk, en Pologne. Son père, Mordehaï, était dentiste et sa mère Léa était sage-femme. Son frère David, de trois ans son cadet, deviendra plus tard député de la Knesset d’Israël.
Lorsque la Première guerre mondiale éclate, Léa et ses deux fils quittent Sovelk et se réfugient en Russie. A la fin de la guerre, elle retourne à Sovelk après avoir confié Yaïr à des proches parents en Russie, afin qu’il poursuive sa scolarité. Après la révolution bolchevique, il s’en retourne à Sovelk et continue ses études dans une école juive de la ville. En 1925, il monte en Erets Israël, et entreprend des études classiques à l’Université hébraïque de Jérusalem qu’il terminera brillamment.
Yaïr Stern prend part à la défense de Jérusalem lors des émeutes de 1929 et à partir de 1931, il fait partie du haut commandement de la Hagana Leumit (Défense nationale) Il sera l’un des fondateurs du Etsel (Organisation militaire nationale) commandé par David Raziel. C’est Yaïr Stern qui aura l’idée de créer la station de radio clandestine du Etsel.
Yaïr partira en mission en Pologne dans le but de faire progresser son plan, des «40 000» grâce auquel il envisageait de prendre le pouvoir en Erets Israël par la force et d’en expulser les Britanniques. Il entreprit l’entraînement de 40 000 combattants juifs qui devaient ensuite monter en Israël à bord de bateaux clandestins et prendre le contrôle des axes principaux du pays en une seule nuit. (son plan comprenait entre autres la création de cellules secrètes du Etsel au sein du mouvement du Betar, l’organisation de cours d’instruction militaire par des officiers polonais, l’acquisition d’armes polonaises et leur acheminement en Erets, la création de deux journaux : le quotidien officiel du Etsel et le «Jerozolima Wyzwolona» (Jérusalem libérée), mensuel destiné aux Juifs assimilés qui jusqu’alors étaient loin du sionisme, …
Ce plan fut contesté par les dirigeants du Betar. Ils demandèrent à Jabotinsky de les départager et il prit position en faveur du Betar. Yaïr contesta cette décision, David Raziel prit position en faveur de Yaïr, en faveur de l’indépendance du groupe combattant et en définitive, la Deuxième guerre mondiale éclata et mit fin à la progression du plan de Yaïr.
Dans le mensuel «La clandestinité», Yaïr Stern publia son idéologie : il émettait des doutes quant à la capacité des Alliés à gagner la guerre et était d’avis qu’il fallait entrer en contact avec les Italiens et avec les Allemands, afin qu’ils soutiennent la création d’un Etat juif. Il pensait qu’ils étaient intéressés à évacuer tous les Juifs d’Europe vers Erets Israël et à déstabiliser le statut de l’Angleterre en Erets. Yaïr Stern encouragea les membres de son organisation à prendre contact avec l’Allemagne dirigée par les nazis, dans le but de sauver les Juifs d’Europe. Yaïr Stern croyait que les Allemands préfèreraient se débarrasser des Juifs en les envoyant en Erets Israël, plutôt qu’en les pourchassant. Il basait ses convictions sur le fait que les Polonais s’étaient montrés disposés à aider le Etsel en formant des combattants juifs dans l’espoir que la création d’un Etat juif encouragerait les Juifs de Pologne à quitter le territoire polonais. Une rencontre eut lieu avec un représentant du pouvoir allemand, mais elle n’aboutit à rien.
Yaïr Stern ne faisait aucune confiance aux Britanniques, car ces derniers empêchaient les Juifs de se réfugier en Erets Israël et leur interdisaient l’acquisition de terrains. Au moment de la guerre, nombreux furent ceux qui intégrèrent les rangs de l’armée britannique pour se battre contre les Allemands, mais Yaïr s’y opposait catégoriquement. Pour lui, un pouvoir étranger était un pouvoir étranger et en tant que tel, il fallait le combattre coûte que coûte.
Les Britanniques pourchassèrent les membres du Lehi et promirent une prime à ceux qui les aideraient à mettre la main sur Yaïr Stern. Yaïr se réfugia dans un appartement situé dans le quartier de Florentine, à Tel-Aviv. Le 12 février 1942, il fut arrêté par la police britannique et pieds et mains liés, il fut fusillé. Plus tard, la rue fut nommée Yaïr et la maison où il fut fusillé devint «la maison de Yaïr», un musée son et lumière reconstituant l’histoire du Léhi.
Après son assassinat, naquit son fils Yaïr Stern qui devint journaliste et qui dirigea la Télévision israélienne.
En 1950, un recueil de ses poèmes s’intitulant «Livre des poèmes d’Avraham Stern surnommé Yaïr» fut publié et en 1958, un deuxième recueil «Tu vivras éternellement à travers mon sang» Les lettres qu’il écrivit à sa femme Roni, furent publiées en 2000. Il écrivit également «les principes de la renaissance», 18 principes constituants les fondements de l’idéologie du Lehi. L’hymne du Etsel «Les soldats inconnus» composé par sa femme Roni, devint celui du Lehi lorsque Yaïr se retira du Etsel.












romain
13. nov, 2009
bizarre ce document ne mentionne pas les attentats du groupe stern .. « Lehi »
notamment celui du compte Bernadotte , médiateur des nations unies qui pendant la guerre a fait libérer 15000 juifs en partance pour les camps de la mort !
sans compter les attentats anti arabes , anti britanique , bref on reproche aux hamas aujourd’hui ses roquettes mais quand israel n’existait pas il y en avait qui utiliser les mêmes moyens pour arriver à leur fins .. idem pour menahem begin