Dans le précédent numéro du Lien (318 du 7 août) Nessim Cohen Tanugi se demandait » Le monde juif connaît-il ses ennemis ? ». On pourrait ajouter à cette liste nos propres frères Juifs qui consciemment ou inconsciemment nous détruisent et s’auto-détruisent. Les faits que relève Paul Giniewski dans l’article sur Tsahal dans ce numéro, l’élection d’un Juif israélien au comité central du Fatah nous rappellent, au cÅ“ur de l’actualité, que notre plus grand danger procède de nous-mêmes.
L’une des plus dangereuses catégories de Juifs est celle des Juifs sincèrement pro-juifs et pro-israéliens qui placent encore plus haut le pays de la diaspora où ils vivent. Ils sont extrêmement nombreux aux USA et se veulent plus américains que les Américains.
Juifs américains – et américains avant d’être Juifs – ils sont les pires procureurs des Juifs qui ont l’audace de se déclarer juifs avant d’être américains. Cette vision des choses a pour origine la confusion entre l’identité et la citoyenneté. La normalité est de se considérer chrétien, ou musulman ou juif ou bouddhiste avant de revendiquer el ou tel passeport. Un arabe, un Juif, ou un chrétien peuvent émigrer et devenir américain ou français, mais ils garderont bien sûr leur foi et leur identité. Peut-être parce que le sort a souvent contraint les Juifs à être apatrides, valorisent-ils leur nationalité jusqu’à l’idolâtrie.
Clinton s’était entouré de conseillers spéciaux et de diplomates juifs chargés de travailler sur le conflit israélo-arabo-palestinien. Ils n’ont fait preuve d’aucune compréhension ni sympathie  envers la cause israélienne : ils voulaient au contraire montrer à leurs employeurs qu’ils étaient zélés même au risque de nuire à Israël.
L’affaire Jonathan Pollard
L’occasion nous est donnée pour nous remémorer – et dénoncer – l’affaire Jonathan Pollard, le célèbre espion américain qui a donné des informations confidentielles à Israël. Il est parfaitement exact que ce n’est pas parce qu’il est Juif qu’il faut exonérer Pollard de ses fautes. Mais ce serait oublier que si Pollard a commis une faute, le Département d’Etat en avait commis une encore pire qui a entraîné la première. Jonathan Pollard qui travaillait à la CIA, a communiqué à Israël des informations stratégiques importantes très dangereuses pour Israël concernant des sites sensibles en Irak, en Tunisie et ailleurs. Mais si Pollard a communiqué ces informations c’est qu’il s’est aperçu avec stupéfaction que la CIA cachait soigneusement ces informations à Israël alors qu’un accord de coopération avait été établi entre les services de renseignements israéliens et américains sur ces sujets : la CIA a donc trahi ses accords avec Israël tandis qu’Israël les respectait soigneusement, ce qui avait indigné Pollard. De plus, aucune de ces informations, strictement aucune, ne pouvait constituer le moindre danger pour les USA alors qu’elles étaient capitales pour Israël.
Or que s’est-il passé ? La CIA a impitoyablement puni Pollard alors qu’en matière d’espionnage il y avait des arrangements possibles, classiques et bien habituels entre services d’espionnage surtout lorsqu’ils sont alliés. Il ne fait pas de doutes qu’il y a eu volonté délibérée de certains responsables de la CIA de punir exemplairement Pollard parce qu’il était juif.
Lorsque le cas de la libération de Pollard, après plusieurs années de prison (particulièrement dures) a été soumis à la justice, les trois Juges désignés ont demandé au Président des USA de refuser toute concession sur ce dossier. Deux des trois juges étaient Juifs : alors que le non juif avait plaidé les circonstances atténuantes, les deux Juifs ont été intraitables déclarant que précisément parce qu’il était juif, Pollard méritait la pire des sanctions et qu’au nom du judaïsme (!!!) il fallait que la sentence soit exemplaire. Pollard mourra donc en cellule jusqu’à son dernier jour. Mais qui sait ?
Les gouvernements israéliens, ont plaidé mollement la cause « Pollard » et au nom du principe de réalité et de l’alliance avec les USA, ont lâché Pollard, ce qui est un crime en matière d’espionnage : on ne lâche pas celui qui travaille et risque pour la cause.
Plus blanc que blanc
L’Histoire juive fourmille de personnages juifs qui se sont assimilés aux nations environnantes et on voulu être plus égyptiens que les Egyptiens (Dathan, Aviram) plus grecs que les Grecs (la famille Tobie sous Antiochus épiphane) plus romains que les Romains ( Hérode ou Flavius Josèphe), plus perses que les Perses ( les courtisans de Suse) et ainsi de suite en chrétienté, dans le monde arabe, le monde européen, les Américains, et même plus nazis que les nazis ( un jeune Juif s’était suicidé de chagrin pour n’être pas aryen : « C’est ainsi que j’aime les Juifs » déclara Hitler), plus palestiniens que les Palestiniens ( Uri Davis) etc.
Comme ironisait Coluche, il y a « des lessives qui lavent plus blanc que blanc ! »
Dans la sphère de La paix maintenant,  le plus blanc que blanc fait recette.
L’article désolant de Paul Giniewski sur Tsahal dans ce numéro, témoigne de ceux qui dégoûtent Tsahal et qui nous inspirent le plus profond des dégoûts.
Nous sommes au mois d’Elloul où l’on lit chaque semaine le Deutéronome. La Bible mettait déjà en garde contre le dangereux écueil des Juifs qui croient toujours que la civilisation de leur temps est plus séduisante que la leur : ils finissent par adorer les idoles parce que « tout le monde fait ainsi » et que l’on ne peut pas avoir raison contre « tout le monde » !
Les premières victimes de cet état de chose sont ces Juifs eux-mêmes. Malheureusement, ils font encore plus de malheurs autour d’eux.
La médiatisation mondiale accentue cet instinct de Panurge qui semble  ancré dans l’âme humaine.
L’absence de foi et l’absence d’éducation sont un danger pour tous les Juifs.
Les ennemis juifs des Juifs
Dans le précédent numéro du Lien (318 du 7 août) Nessim Cohen Tanugi se demandait » Le monde juif connaît-il ses ennemis ? ». On pourrait ajouter à cette liste nos propres frères Juifs qui consciemment ou inconsciemment nous détruisent et s’auto-détruisent. Les faits que relève Paul Giniewski dans l’article sur Tsahal dans ce numéro, l’élection d’un Juif israélien au comité central du Fatah nous rappellent, au cÅ“ur de l’actualité, que notre plus grand danger procède de nous-mêmes.
Par Yitz’hak Saada
L’une des plus dangereuses catégories de Juifs est celle des Juifs sincèrement pro-juifs et pro-israéliens qui placent encore plus haut le pays de la diaspora où ils vivent. Ils sont extrêmement nombreux aux USA et se veulent plus américains que les Américains.
Juifs américains – et américains avant d’être Juifs – ils sont les pires procureurs des Juifs qui ont l’audace de se déclarer juifs avant d’être américains. Cette vision des choses a pour origine la confusion entre l’identité et la citoyenneté. La normalité est de se considérer chrétien, ou musulman ou juif ou bouddhiste avant de revendiquer el ou tel passeport. Un arabe, un Juif, ou un chrétien peuvent émigrer et devenir américain ou français, mais ils garderont bien sûr leur foi et leur identité. Peut-être parce que le sort a souvent contraint les Juifs à être apatrides, valorisent-ils leur nationalité jusqu’à l’idolâtrie.
Clinton s’était entouré de conseillers spéciaux et de diplomates juifs chargés de travailler sur le conflit israélo-arabo-palestinien. Ils n’ont fait preuve d’aucune compréhension ni sympathie  envers la cause israélienne : ils voulaient au contraire montrer à leurs employeurs qu’ils étaient zélés même au risque de nuire à Israël.
L’affaire Jonathan Pollard
L’occasion nous est donnée pour nous remémorer – et dénoncer – l’affaire Jonathan Pollard, le célèbre espion américain qui a donné des informations confidentielles à Israël. Il est parfaitement exact que ce n’est pas parce qu’il est Juif qu’il faut exonérer Pollard de ses fautes. Mais ce serait oublier que si Pollard a commis une faute, le Département d’Etat en avait commis une encore pire qui a entraîné la première. Jonathan Pollard qui travaillait à la CIA, a communiqué à Israël des informations stratégiques importantes très dangereuses pour Israël concernant des sites sensibles en Irak, en Tunisie et ailleurs. Mais si Pollard a communiqué ces informations c’est qu’il s’est aperçu avec stupéfaction que la CIA cachait soigneusement ces informations à Israël alors qu’un accord de coopération avait été établi entre les services de renseignements israéliens et américains sur ces sujets : la CIA a donc trahi ses accords avec Israël tandis qu’Israël les respectait soigneusement, ce qui avait indigné Pollard. De plus, aucune de ces informations, strictement aucune, ne pouvait constituer le moindre danger pour les USA alors qu’elles étaient capitales pour Israël.
Or que s’est-il passé ? La CIA a impitoyablement puni Pollard alors qu’en matière d’espionnage il y avait des arrangements possibles, classiques et bien habituels entre services d’espionnage surtout lorsqu’ils sont alliés. Il ne fait pas de doutes qu’il y a eu volonté délibérée de certains responsables de la CIA de punir exemplairement Pollard parce qu’il était juif.
Lorsque le cas de la libération de Pollard, après plusieurs années de prison (particulièrement dures) a été soumis à la justice, les trois Juges désignés ont demandé au Président des USA de refuser toute concession sur ce dossier. Deux des trois juges étaient Juifs : alors que le non juif avait plaidé les circonstances atténuantes, les deux Juifs ont été intraitables déclarant que précisément parce qu’il était juif, Pollard méritait la pire des sanctions et qu’au nom du judaïsme (!!!) il fallait que la sentence soit exemplaire. Pollard mourra donc en cellule jusqu’à son dernier jour. Mais qui sait ?
Les gouvernements israéliens, ont plaidé mollement la cause « Pollard » et au nom du principe de réalité et de l’alliance avec les USA, ont lâché Pollard, ce qui est un crime en matière d’espionnage : on ne lâche pas celui qui travaille et risque pour la cause.
Plus blanc que blanc
L’Histoire juive fourmille de personnages juifs qui se sont assimilés aux nations environnantes et on voulu être plus égyptiens que les Egyptiens (Dathan, Aviram) plus grecs que les Grecs (la famille Tobie sous Antiochus épiphane) plus romains que les Romains ( Hérode ou Flavius Josèphe), plus perses que les Perses ( les courtisans de Suse) et ainsi de suite en chrétienté, dans le monde arabe, le monde européen, les Américains, et même plus nazis que les nazis ( un jeune Juif s’était suicidé de chagrin pour n’être pas aryen : « C’est ainsi que j’aime les Juifs » déclara Hitler), plus palestiniens que les Palestiniens ( Uri Davis) etc.
Comme ironisait Coluche, il y a « des lessives qui lavent plus blanc que blanc ! »
Dans la sphère de La paix maintenant,  le plus blanc que blanc fait recette.
L’article désolant de Paul Giniewski sur Tsahal dans ce numéro, témoigne de ceux qui dégoûtent Tsahal et qui nous inspirent le plus profond des dégoûts.
Nous sommes au mois d’Elloul où l’on lit chaque semaine le Deutéronome. La Bible mettait déjà en garde contre le dangereux écueil des Juifs qui croient toujours que la civilisation de leur temps est plus séduisante que la leur : ils finissent par adorer les idoles parce que « tout le monde fait ainsi » et que l’on ne peut pas avoir raison contre « tout le monde » !
Les premières victimes de cet état de chose sont ces Juifs eux-mêmes. Malheureusement, ils font encore plus de malheurs autour d’eux.
La médiatisation mondiale accentue cet instinct de Panurge qui semble  ancré dans l’âme humaine.
L’absence de foi et l’absence d’éducation sont un danger pour tous les Juifs.
Benat
25. août, 2009
Les faits exposés sont exacts.Ils ne sont heureusement commis que par une minorité. En premier lieu ils n’ont aucune attache avec les juifs, ne se sentent nullement concernés par les problèmes de ce petit peuple et au contraire lui tient rigueur d’être né dans cette religion. Nous avons toujours vu pareils individus au court des siècles. Je pense que la chose la plus simple serait d’opter simplement pour une autre religion, morale ou philosophie et même changer de nom. Mais fait plus paradoxale, c’est que même dans ce cas le ressentiment haineux ne disparait pas. C’est comme s’ils étaient marqués par un tatouage indélibile.
kavalo
25. août, 2009
He oui et vous en avez oublié encore quelques un ,
Jésus ( malgré lui )
Karl Marks
Léopold Weiss (Muhammad Asad) qui a aidé à le Pakistan à devenir un pays indépendant !!!
Léon Trotsky ,
Les conseillers juifs de Barack Obama
et les millers d’autres …………..
malheureusement !!!!!
arieh cohen darmon
25. août, 2009
Mon dieu,comme vous avez raison !!!en sus,sans oublier ceux qui sont au gouvernement en israel et qui ne jure que par une paix qui a l’horizon fera pointer la destruction d’israel par ceux la meme qui devraient combattre pour la survie de notre pays et qu’on a elus pour cette raison et qui sont entrain de nous trahir!!!
Arieh
Brigitte Taieb
25. août, 2009
Ariel,Ariel quant tu nous tiens.
Le programme de la grande lessive des âmes est terminée ,Machiah arrive.
CAR FRANCHEMENT ON NE PEUT FAIRE + BLANC QUE BLANC.
maguid
08. sept, 2009
C’est bien de dénoncer ce qui se passe aux U.S.A.,
à condition que cela ne serve pas à masquer ce qui se
passe surtout en France. Car, comme Juifs antisémites
on ne peut mieux trouver que dans ce pays.
Nathan
10. sept, 2009
A tous les intervenants, vous n’avez pas compris, il ne s’agit pas d’alterjuifs ou de Juifs déjudaïsés, mais de Juifs authentiquement juifs qui, en vertu de leur perception de la judéité, en viennent à commettre ce qui nous paraît aberrant. Comme me disait un ami, « Big M, small o » (à propos des Modern orthodoxes qui se considèrent autant sinon plus américains que juifs). Ce ne sont pas ces Juifs-là que j’incriminerais pour ma part, car pour désaxée que me semble leur perception des choses, elle est légitime. Non, ce sont ceux qui les « écoutent » ou qui, à mon avis, se servent d’eux comme alibis pour justifier leurs positions défavorables envers les Juifs. Nuance !
alicja
15. jan, 2010
Mon Dieu ! vive la paranoïa ici !!! les juifs ennemis des juifs, plus rien ne m'étonne après avoir vu sur un forum un juif écrire que gad elmaleh était juif antisémite suite à son sketch coco !!! Heureusement que je suis croyante et que je ne désespère pas de l'être humain qui pense à autrui, qui n'a pas forcément la même croyance ou appartenance "communautaire". Critiquer le gouvernement israëlien ou les mauvais agissement de Tsahal ne veut pas dire que l'on est antisémite, et ne veut pas dire que nous sommes pro-terroristes. Il faut faire preuve de discernement et nous savons tous qu'une armée n'est jamais clean et d'ailleurs les derniers témoignages de soldats de Tsahal tendent à aller dans le sens des témoignages des Palestiniens (ex d'une famille complète qui a été fusillée, viols, bébés tués…) rien n'est jamais tout blanc tout noir, que nous soyons juifs, chrétiens, musulmans … chacun sera jugé pour ses actes et non pour son appartenance à une terre.