En Israël, pour suivre un processus de conversion, les nouveaux immigrants et autres candidats doivent être encadrés par une famille religieuse. Mais il n’est pas toujours facile d’en trouver une. Le ministre de l’Immigration et de l’Intégration indique avoir réussi à recruter plusieurs familles issues du public sioniste religieux pour parrainer les convertis potentiels, mais il manque encore 2 000 familles pour aider tous les candidats à la conversion.
Plus de 300 000 nouveaux immigrants ne sont pas juifs selon les critères de la loi juive (Halakha). Quelque 30 000 d’entres eux ont suivi des cours de judaïsme pour se convertir, mais seulement 50 % d’entre eux ont effectivement mené à bien le processus et terminé leur conversion.
Un obstacle qui reporte souvent la conversion des prosélytes potentiels est la nécessité de trouver une famille « adoptive ». Jusqu’à peu en effet, le public national religieux n’avait pas conscience de ce besoin. Bien que ce secteur soit le plus souvent prêt à se porter volontaire dès qu’il y a des projets visant à aider autrui, il n’est guère représenté dans ce cas.
Pour répondre à la demande, le ministère a lancé une campagne de six mois pour trouver des familles religieuses sionistes prêtes à se rallier à cette cause. La campagne comprend de la publicité, des rassemblements, des brochures explicatives, etc. Elle a obtenu un certain succès : le nombre de familles du secteur en question ayant accepté de parrainer un prosélyte potentiel a atteint plusieurs centaines, ce qui représente une hausse subite de 30 %.
Il manque toutefois encore 2 000 familles adoptives pour répondre aux besoins actuels des personnes suivant un processus de conversion. En outre, le ministère estime que d’avantage de nouveaux immigrants envisageraient de se convertir s’ils pouvaient trouver des familles pour les encourager et les encadrer.
Le ministère renforce encore ses efforts pour trouver des familles adoptives à l’approche de Hanoukka. « Hanoukka est une fête au cours de laquelle nous faisons sortir la lumière de notre maison », explique le ministre de l’Intégration Sofa Landver. Et d’ajouter : « L’atmosphère de Hanoukka est on ne peut plus appropriée pour accueillir ‘l’étranger’ dans nos foyers et pour que notre lumière éclaire la route difficile qu’il entreprend pour se convertir. »
Avigdor Leviatan, le directeur du département des conversions du ministère de l’Intégration affirme pour sa part : « Les publics tant pratiquants que non religieux voient les immigrants non juifs comme de parfaits étrangers, alors qu’ils sont les descendants de Juifs. Dans de nombreux cas, leur père est juif et ils se sentent eux-mêmes juifs. » Et d’ajouter : « En général le public religieux n’est pas conscient du sérieux problème qu’Israël rencontre au sujet des convertis. Les immigrants non juifs se méfient du processus de conversion et le manque de familles pour les encadrer empire encore le problème. Nous devons penser à l’avenir. Si la situation reste telle qu’elle est actuellement, dans quelques années le nombre de non Juifs va sérieusement se multiplier et composer une importante proportion de la population d’Israël. Ce qui risque d’entraîner la formation de deux peuples qui ne pourront se marier en entre eux, ainsi que l’assimilation. Nous devons faire le maximum pour empêcher que cette tragédie se produise. »
Plusieurs rabbins comme le Rav Mordekhaï Eliyahou, le Rav Yaakov Ariel, le Rav Aharon Lichtenstein et le Rav Haïm Druckman ont recommandé au public sioniste religieux de répondre à cet appel. « Il s’agit d’un commandement important et sain pour les communautés d’ouvrir leurs portes et celles de leurs cÅ“urs à ceux qui viennent de loin… Nous appelons les familles sionistes religieuses à adopter des familles d’immigrants ou des célibataires pendant et après leur processus de conversion et de les soutenir. »












Natan
22. nov, 2009
Et les familles religieuses de Jérusalem et Bnei Braq, ne peuvent-elles répondre à l’appel de Rav Mordekhaï Eliyahou, de Rav Yaakov Ariel, de Rav Aharon Lichtenstein et de Rav Haïm Druckman ?
Brigitte Taieb
22. nov, 2009
important l’ouverture et la chaleur humaine………….Chére à Abraham.
Neviya
24. nov, 2009
Oui les familles sionistes-religieuses sont connues pour leur générosités et leurs investissement en faveur des autres ce qui n’est pas le cas des orthodoxes et ultra-orthodoxes qui restent souvent égoïstement entre eux.
Natan je partage ton opinion il est scandaleux que les autres communautés religieuses ne fassent pas don de leur aide. Et je dirais encore des communautés qui se démarquent pour leur intolérance et leur égoïsme vis-à -vis des autres, de quoi éloigner les autres de la religion. en fait ces orthodoxes qui se glorifient de leurs bonnes morale et conduite, se considérant les « élus des élus » ont parfois une attitude répugnante qui est à l’opposé ce qu’ils se réclament.
Il est étonnant en effet que nos chères grands-Rabbins comme Mordechaï eliyahou se tournent à chaque fois vers nos braves sionistes religieux qui est la seule communauté irréprochable, ce qui n’empêche pas nos protagonistes orthodoxes de les critiquer.
A part cracher dans la soupe et être grincheux ils ne savent pas faire grand chose ces gens-là …
elyahu
27. nov, 2009
« Jusqu’à peu en effet, le public national religieux n’avait pas conscience de ce besoin.Bien que ce secteur soit le plus souvent prêt à se porter volontaire dès qu’il y a des projets visant à aider autrui »
Un peu d’objectivite!!!!!(pour ne pas dire autre chose!!)
Faites le compte des centres d’aides quelles qu’elles soient et vous verrez que les « kipot srugot » sont loin d’etre en tete!!! De zakaa aux « bet tamh’uye » en passant par H’asdei Avot dont vous faites la publicite,c’est des kippots noires que l’on voit!!!!
La pose de tefilin dans les rues par le public national religieux,c’est combien…20 ans ou 30 ans apres que les Lubavitchs s’y soient mis????