La défense des libertés et/ou des valeurs en Occident est souvent surprenante, par les contradictions apparentes qu’elle renferme. La plus flagrante, par les temps qui courent, concerne la liberté de religion. Elle crie à l’anathème si les adeptes d’un culte sont montrés du doigt, mais elle se dit dans le même souffle opposée au fanatisme. Les querelles qui s’ensuivent, et autant l’énoncer clairement, elles concernent presque toujours l’i-slam, s’attachent à l’interprétation des coutumes de plus en plus visibles en Europe de ce dernier. Le port du voile intégral, par exemple, est-il un signe anodin qui doit être défendu au nom de la liberté, ou dénote-t-il d’un fondamentalisme virulent qu’il faut juguler sans attendre? Sûrs de la prépondérance de leur volonté de se montrer bon princes, les politiciens, élus et penseurs, fort effrayés, préfèrent en définitive éviter de se prononcer, et penchent pour minimiser le phénomène, rapportant des chiffres rassurants, et comptant sur les « modérés », au cas où cette tenue vestimentaire ne le serait pas, elle, modérée, pour ramener leurs ouailles à l’ordre, attendant que le problème se résorbe seul, convaincus, de moins en moins il est vrai, que la force dominante de la culture laïque finira, à la longue, par l’emporter. Ils en doutent, car la radicalisation fondamentaliste, vérifications à l’appui, est le fait de personnes arrivées des contrées d’orient de longue date, voire d’autochtones européennes, qui montrent une évolution dans une direction opposée à celle que l’on eût pu a priori penser observer.
Certains penseurs, débordants de sincère tolérance, vont chercher artificiellement à établir et définir de nouveaux concepts: islam et islamisme, le premier, modéré, le second, indésirable. Pourtant, cette distinction offusque les adeptes supposés du premier comme du second. Les définitions données par les dictionnaires ne sont pas très convaincantes, car, tout bien réfléchi, elles se confondent, car, islam ou islamisme,  tous deux sont l’Å“uvre du même auteur, dont les premières actions d’éclat sont les massacres des tribus juives de Médine et de la Mecque, décimées définitivement depuis bien 1400 ans. Reconnaissant que la dichotomie islam-islamisme est une pure invention ne nie pas, il est vrai, la réalité du musulman modéré, et l’observateur censé se rendra à l’évidence que celui-ci, à la différence de l’extrémiste, est celui qui ne se refuse à prendre pour siennes toutes les directives imposées par les textes de cette religion qui elle, quel que soit son appellation, ne connaît pas de forme modérée. En effet, tuer l’infidèle ou amputer le voleur ne sont pas des ordres qui proviendraient d’un islamisme à ne pas confondre avec un islam, et le discernement prétendu d’un modéré attaché à l’islam et d’un extrémiste à l’islamisme n’est qu’invention de l’esprit, autant astucieuse que coupée de la réalité. Mais, comme nous l’avons souligné, il faut être prudent et reconnaître que le refus de cette définition binaire n’annihile pas la possibilité d’envisager la modération chez des musulmans.
De là , on conçoit la réponse à la problématique ci-dessus: la tolérance de la religion par la société républicaine et à dominante laïque s’appliquera à une observance incomplète du dogme, comme on l’attend également des catholiques, et qui ne comprendra rien de plus que quelques rites liés à de paisibles réjouissances, comme les festins de l’aïd chez les uns et du jour de l’an chez les autres. Les adeptes des religions respectives pourront alors se souhaiter en toute sincérité bonne fête mutuellement, puisqu’ils auront abandonné le principe de « guerre sainte » dont l’objectif est d’imposer sa religion à l’autre. Mais, attention, cela n’abolit pas une autre forme de « modération », qui ne l’est quant à elle que sous la forme et qui est prônée par des « intellectuels », « penseurs » ou autres « savants », tous à mettre entre guillemets, préconisant l’imposition de leur dogme en douceur, avec le sourire, et par l’exploitation de débats ouverts, souvent sur des plateaux de télévision. Mais, pour revenir aux véritables modérés, ceux-ci tolèreront pleinement le culte de l’autre, et n’aspireront vraiment qu’à être libres de célébrer le leur, dans sa version allégée comme nous venons de le démontrer.
L’Européen moderne et raisonnable, au même titre qu’il condamne les excès du passé commis chez lui aux époques de ses différents générations d’ancêtres, quand on tuait alors au nom du christianisme, sans s’en prendre à tous les chrétiens, condamnera les excès commis au nom de l’islam, mais se dressera contre les amalgames, et refusera, chaque fois qu’un excès est commis au nom de l’islam, que tous les adeptes de cette religion, y compris les modérés, dont nous venons de donner la définition, soient logés à la même enseigne. En effet, tous les fidèles des différentes traditions religieuses ne défendent pas l’application littérale des textes, mais se contentent de rester attachés à certains éléments folkloriques traditionnels et familiaux.
L’ennui, c’est que cette capacité de discernement subtil appliquée aux individus s’éteint dès lors que l’on passe aux religions, et la finesse du raisonnement sur le danger de l’amalgame s’arrête là où elle avait si bien commencé. Ainsi, la possibilité d’entrevoir un individu et de comprendre s’il fait partie des modérés ou des fanatiques tombera dans l’amalgame le plus terre à terre et ne distinguera aucune différence entre religions modérées et fanatiques. En conséquence de quoi on met dans le même sac les fondamentalistes musulmans et les Juifs orthodoxes. Cet amalgame fut à son paroxysme il y a à peu près trente ans. Or, non seulement il ne s’est pas estompé pour quitter les mentalités, mais il les a marquées de plus en plus sciemment: à ce moment-là , un titre, affiché en grand dans tous les kiosks à journaux de Paris, proclamait l’amalgame par excellence: « La montée des ayatollahs juifs en Israël. » Cet amalgame injuriant se voulait le titre d’un prétendu dossier affiché par un hebdomadaire connu en ces temps-là , et qui prétexta les résultats des élections pour la douzième Knesset en Israël, quand les partis juifs religieux avaient obtenu 18 mandats, le tout sur fond de guerre fanatique Iran/k et fanatisme de Khomeiny. Cet amalgame fut loin d’interpeler les consciences et de provoquer l’indignation des penseurs. Non seulement il n’en fut rien, mais, au contraire, les bienpensants se dirent sans réfléchir que le fond de la stigmatisation devait être vrai, et qu’il ne fallait pas indéfiniment éviter de critiquer les Juifs comme s’ils jouissaient d’un statut tabou.
C’est bien à tort que les Juif pieux font peur, et qu’ils se voient affublés de tous ces adjectifs et autre préfixes qui les diabolisent, comme « ultra », car, sans se lancer dans un cours magistral sur le judaïsme, on sait que les plus pieux d’entre eux n’arracheront jamais un Å“il, ni ne briseront de dents, contrairement à la « tradition » imposée extrinsèquement au texte qui préconise toutes sortes de mutilations punitives. Seule l’ignorance peut permettre de croire qu’un religieux de stricte obédience se mettrait à adhérer à l’image voulue de lui, et à crever les yeux ou amputer un contrevenant. Une telle attitude fait abstraction totale de la loi orale, indissociable pourtant de la loi écrite, et pour l’étude de laquelle les orthodoxes passent les meilleurs années de leur vie dans des écoles talmudiques  (yéchivoth). En un mot, la loi dite un peu partout du « talion » est une compréhension erronée du texte de l’un des piliers essentiels du droit de l’indemnisation et certainement pas la barbarie que l’on pourrait s’imaginer. Et pourquoi, du moment qu’il s’agit de la perte d’un élément corporel, le texte cite-t-il l’Å“il et la dent? Le talmud nous éclaire et distingue l’élément inné (l’Å“il) de l’élément dont l’homme est dépourvu à la naissance (la dent) pour nous indiquer que le devoir d’indemnisation s’applique à l’un comme à l’autre. A l’heure actuelle, on pourrait parler d’un Å“il de verre pour un Å“il réel, des soins et des 5 catégories incluses sous la dénomination d’indemnisation en cas de dommage ((Baba Kama 83b: Dommage, douleur, soins médicaux, atteinte à la dignité, cessation d’activités). Tenter d’en augmenter la liste du verset (l’Exode XXI, 24) en y ajoutant le nez ou l’oreille n’en serait qu’un caricature maladroite, car tout ajout au texte a valeur d’omission.
De même, les cas de mises à mort prévus par les textes ne peuvent être compris sans les explications et développements rapportés dans le traité talmudique de Sanhédrin, mais on peut en retenir le dicton talmudique qui préconise qu’un tribunal qui met à mort un prévenu tous les soixante-dix ans verse le sang.
L’humaniste se distingue par le refus de l’amalgame. Or, de la même façon qu’il est capable de différencier des individus de prime abord identiques, il doit également être capable de faire la différence entre différents systèmes de pensée, et principalement entre différentes religions qui pourraient lui paraître semblables, alors qu’elles peuvent être diamétralement opposées, révélée sur le Sinaï ou d’origine humaine, reçue simultanément par six-cent mille hommes ou colportées par les adeptes d’un seul individu qui aura fait l’objet d’une « révélation ».
Y. Soleth












nessim
30. déc, 2009
l'amalgame nait de l'absence de volonté des "appartenants" à la même religion de faire le ménage chez eux et donc de préter le flanc à la critique, dés lors le rejet par amalgame est justifié…
nous n'avons jamais assisté à une condamnation sans ambiguité des méfaits du radicalisme arabo-musulman qui trouve dans l'appropriation par la violence bien souvent le moyen de s'affirmer…et utilise les droits que les démocraties on établis par tolérance pour s'en saisir à leurs seuls profits…
de tolérance, le droit du sol, est devenu un droit de propriété pour l'islam…
lipo
04. fév, 2010
Si on se réfère à la charte du Hamas qui s'appuie sur les texte du Coran, on comprend très bien la démarche ancestrale de l'Islam. En effet, cette religion prône la conquête du monde et son adhésion à sa doctrine. Pour cela elle préconise trois moyens:
- La conversion par le prêche et la prédication, c'est l'islam modéré.
-La guerre et la conquête militaire, c'est l'Islamisation forcée, comme avec les bosniaques, les bèbères et les noirs.
-Si l'ennemi est trop fort il est recommandé d'user de la ruse, c'est l'Islam tout beau et tout gentil qui se dit loin de la violence, et tolérant, mais qui fait pondre des familles nombreuses et colonise les démocratie qui accordent des droits et avantages à la natalité.
Dont l'équation est toute simple: lire la charte du Hamas (30 pages édifiantes qui reflètent parfaitement tous les moyens de l'Islam et ses buts). et on comprend alors que 1+1+1=3 et que ce trois est unique et commun à tous mes musulmans.