Les soldats de Tsahal sont responsables de l’arme qui leur est remise à titre individuel pour la période de leur service militaire, en général un fusil automatique de type Galil ou M16. Même en permission, ils quittent les bases avec leur arme. Des consignes de sécurité strictes leur interdit notamment que l’arme soit chargée, mais, en certaines circonstances, ils peuvent être amenés à s’en service. Il y a moins d’un mois, à l’entrée de Kiryat Arba, un assassinat a pu ainsi être empêché.
Les soldats sortant pour passer le shabbat en famille ne sont pas contraints d’être constamment armés. Cependant, la règle précitée est valable pour tous les soldats de Tsahal, y compris ceux des minorités. Or, le maire de la ville bédouine de Rahat, dont de nombreux jeunes servent dans les rangs de l’armée, vient de se déclarer catégoriquement opposé à cette mesure.
Fahiz Abou Sayban s’est adressé au commandant de la région Sud, Yoav Galant, et a exigé, en ce qui concerne les habitants de se ville, que les armes des Bédouins enrôlés dans les rangs de Tsahal ne puissent plus sortir du cadre de l’armée. Il exige que les jeunes en permission rentrent chez eux sans armes, et il est à mille lieues de faire confiance au sens des responsabilités supposé de soldats matures et exercés.
« L’arme des jeunes soldats doit rester à la base. Les soldats de notre ville s’en servent lors de rivalités locales, ils tirent dans les mariages. Je ne vois pas d’autre solution. Les jeunes d’aujourd’hui sont très vindicatifs, et ils se servent de leur arme sans réfléchir deux fois », a-t-il déclaré à la presse.
Il a signifié qu’un meurtre perpétré récemment pour une querelle à propos d’un téléphone portable l’a décidé à remettre une demande officielle aux autorités militaires.












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