Daniel Youval, le petit garçon qui a été grièvement blessé dans le Golan alors qu’il se promenait en famille dans la neige, ignorant qu’il se trouvait alors dans un champ de mines, a été interrogé sur son lit d’hôpital. Il a relaté sa terrible expérience.
Tout d’abord, il a présenté le lieu où il se trouvait, alors que tout allait bien: « L’endroit où on a joué n’était pas fermé par des barrières. On pouvait y entrer sans problèmes. C’est seulement un peu plus haut qu’on pouvait voir un grillage. Mon père, ma sÅ“ur, mon petit frère et moi sommes montés sur une colline. On a fait un bonhomme de neige, en faisant attention de ne pas aller jusqu’aux barrières qui étaient plus haut. On a joué un peu plus bas. »
C’est à l’hôpital Rambam de Haïfa qu’il se trouve à présent. Il relate le moment de son accident: « J’ai marché sur quelque chose, et ça a explosé. J’ai entendu un bruit terrible, mais je n’ai pas compris tout de suite ce qui m’arrivait. Mon frère n’a rien eu, il était assez loin, plus bas. Mon père a reçu un coup au genou, mais il a pu quand même me prendre dans ses bras jusqu’en bas. J’ai cru que c’était un mauvais rêve, j’ai demandé à mon père ce qui s’est passé et il m’a dit que j’avais marché sur une mine. »
Le pied de l’enfant a été arraché par l’explosion. Il rapporte l’élan de solidarité spontané dont ont fait preuve les personnes présentes: « Beaucoup de gens ont enlevé leur chemise et m’ont attaché le pied. Ils ont maintenu mon pied avec un bâton et m’on fait un garrot. »
La mère, Tali, a raconté qu’elle attendait son époux et ses grands enfants en contrebas: « Nous avons commencé à espérer qu’ils reviennent vite, car il commençait à faire très froid. Nous avons entendu l’explosion, mais nous n’avons pas fait le rapprochement. Ensuite, j’ai vu ma fille arriver, la figure noircie, avec son petit frère dans les bras. Et c’est alors que Gaï est apparu, avec Daniel. »
Les blessés ont été accueillis par des équipes de secours du Maguen David Adom et ont été transportés en hélicoptère. Les parents ont suivi en voiture, dans un trajet qui a duré cinq heures, dans les embouteillages.
Le père des enfants a insisté sur le fait qu’il ne leur aurait jamais fait prendre le risque de les faire jouer sur un champ de mines: « Un peu avant l’endroit où nous nous sommes arrêtés, des panneaux, à moitié recouverts par la neige, étaient placés autour de talus. Nous avons repéré cet endroit, où beaucoup de gens faisaient de la luge sur des sacs en plastique. Le tout nous a mis confiance, c’était l’endroit le plus rassurant du coin ».
Il a conclu ses propos ainsi: « Nous ne cherchons pas les coupables, nous espérons simplement que cet enfant s’en sortira, qu’il sera en bonne santé. »
Ses amis de la classe de CM2 de Ramat Hasharon lui ont rendu visite à l’hôpital dimanche. Sa mère, pour l’encourager, lui a affirmé qu’il retournerait bientôt faire du foot avec eux.












Natan
07. fév, 2010
Les mines, on les place en territoire ENNEMI, genre au Liban sud, pour faire chier les ENNEMIS. Pas chez soi. Ce champ de mines est une débilité, dont on vient de voir l'efficacité.
Ca ne fera jamais rien à un tank, mais ça mutilera toujours un gosse de chez nous.