Le déficit de la télévision est de 100 millions de shekels. Le président de la commission pour l’éducation, la culture et le sport de la Knesset, le député Orlev, s’est prononcé dimanche sur ce problème. Lors d’une réunion qui s’est tenue afin de discuter de la situation globale de l’institution étatique, motivée par le mouvement de grève voulu par les employés de l’autorité audiovisuelle, le politicien a déclaré:
« Si toutes les parties intéressées ne font pas un effort pour arrêter ce processus tragique, l’une des institutions les plus importantes pour le maintien de la démocratie disparaitra du paysage. » Les employés, pour leur part, protestent et accusent la direction de leur faire endosser la responsabilité de l’échec de la télévision. Ils protestent contre les restrictions budgétaires qui doivent toucher directement leurs salaires. Pour eux, cette mesure ne pourra pas faire économiser plus de 7 à 14 millions de shekels, ce qui est insignifiant comparé au déficit que la direction est censée couvrir à la demande du ministère des Finances.
La première chaîne déplore que l’Etat ne se soit pas impliqué dans le versement différé des salaires, alors qu’il est intervenu pour sauver les deuxième et dixième chaînes, commerciales quant à elles. Les employés évoquent une injustice à leur égard. L’un d’eux, Gadi Ben Isaac, du comité des journalistes de Kol Israël, a déclaré lors de la réunion: « Mon casse-croûte représente une lourde charge pour le budget de l’autorité, alors que le sushi des employés des chaînes commerciales est considéré comme des frais d’affaires.  »
Orlev, pour sa part, juge impensables des diminutions de salaires de plus de 50% pour une partie des employés. Le président du nouveau syndicat des ouvriers, bien qu’invité, n’a pas été présent à cette réunion. Orlev, après avoir critiqué cette absence, a cependant reproché aux employés leur attitude:
« Si vous aviez accepté certaines diminutions de salaire, selon les critères que je vous ai proposés, vous auriez donné une autre impression à la Knesset qui se serait engagée à vos côtés. Ce n’est pas la commission de la Knesset qui exige de diminuer les salaires, mais la direction de la chaîne. »
Des réunions sont prévues avec les différents ministères, afin que les diminutions des salaires ne soient pas de 100 millions de shekels par an pour leur ensemble mais de 50 millions. Les employés ont jusqu’à jeudi pour expliquer de quelle manière ils pensent participer à l’effort destiné à résoudre la crise de la première chaîne.
Des sondages effectués auprès de la population révèlent un mécontentement de nombreux téléspectateurs, qui considèrent que la chaîne se positionne à l’encontre des valeurs démocratiques et traditionnelles du public en Israël.
Les présentateurs ne sont pas les plus à plaindre: le présentateur emblématique de Mabat La’hadachot, le journal télévisé de 21h, touchait en 2005, après plus de trente ans de télévision, (il a débuté en 1968) 70 000 shekels par mois (brut). Il est vrai qu’il est plus élevé pour la dixième chaîne, où Miki Haïmovitch et Ya’acov Elon touchent chacun plus de 140 000 shekels.












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