Le parti Kadima, dont la présidente, Tzippi Livni, risque des poursuites à l’étranger en raison des accusations que fait peser sur ses épaules le rapport Goldstone, a décidé de reculer et de retirer sa proposition visant à créer une commission d’enquête d’Etat contre les associations qui ont Å“uvré en vue de la déstabilisation des dignitaires israéliens et dont l’action est considérée comme une atteinte portée à la sécurité de l’Etat.
Après les révélations fracassantes publiées ces derniers jours, et qui établissent que les associations qui ont fourni 92% des allégations incriminant Israël dans ce rapport agissent sous l’égide du Nouveau Fonds pour Israël, présidé par Naomi ‘Hazan, et largement subventionné par des capitaux étrangers, le parti Kadima avait décidé de poursuivre les « ennemis de l’intérieur ».
. Les fonds proviennent principalement de la fondation américaine Ford, réputée pour ses positions antisionistes.
Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, avait désigné le pouvoir financier représenté par ‘Hazan comme l’une des trois menaces qui pèsent sur Israël: « … le nucléaire iranien, la menace des missiles, et la menace Goldstone. »
Il avait alors bien défini la nature de cette troisième menace: « Goldstone est la clé du code d’un phénomène beaucoup plus vaste: c’est la tentative de nier à Israël le droit légitime de se défendre. Le problème ne date pas d’aujourd’hui, c’est la suite d’une action commencée en 2000 à Durban, poursuivie à La Hague, en essayant de saper les fondations de la barrière qui vient défendre les enfants d’Israël. L’Onu lance le rapport Goldstone pendant que nous essayons de nous défendre contre les milliers de roquettes qui sont tirées sur nous. Ehoud Olmert, donnant des conférences aux Etats-Unis, se fait houspiller et est traité de criminel de guerre. Ehoud Barak, le ministre de la Défense, est recherché en Angleterre, Tzipi Livni, présidente de l’opposition, reçoit un acte d’accusation. »
La présidente du Nouveau Fonds pour Israël, Naomi ‘Hazan, est ancienne députée de la Knesset, où elle Å“uvrait dans le cadre du parti d’extrême gauche Meretz. Cet organisme, inscrit en Amérique et fondé en 1979, a distribué plus de 140 millions de dollars depuis le début de ses activités.
C’est en avril 2009 que la commission Goldstone a été ouverte sous l’ordre de l’Onu, après une campagne de pression orchestrée contre Israël. Le site internet de Kadima rapporte que cette commission a cherché des collaborateurs en Israël pour constituer un dossier incriminant. C’est alors qu’entrent en jeu les ONG, comme Betzelem, Briser le silence, le Foyer pour la défense de l’individu, Il y a une justice, etc.
Ce qui semblait être un consensus qui allait mettre fin à ces activités s’est révélé fragile. En effet, certains militants d’extrême gauche, bien installés sur la scène politique, ne désarment pas. Ainsi, Isaac Herzog, ministre des Services sociaux, et qui s’était illustré lorsque, interrogé par la police, il avait gardé le silence au sujet du financement des associations d’Ehoud Barak, en 1999, s’est attaqué samedi avec véhémence aux détracteurs du NFI: « L’agression dont fait l’objet le Nouveau Fonds pour Israël rappelle les méthodes du maccartisme ». Il a agité le drapeau rouge du danger contre la démocratie.
Kadima a par conséquent reculé et retiré sa demande d’instaurer une commission d’enquête en vue de traduire en justice les responsables de la remise en question de la légitimité d’Israël. Le parti, qui s’est réuni, a pourtant maintenu l’exigence d’un processus de vérification de l’affaire qui s’effectuera dans le cadre de la Commission des affaires étrangères et de la sécurité de la Knesset.












bernhard
08. fév, 2010
Courageuse …mais pas téméraire !
A quand la révolution des patriotes en Israël, A quand un mouvement des ''tea party'' pour qu'il y ait un avenir plus sain ?