Vendredi 03 Septembre 2010 - 24 Elul 5770

Le Lien / Israel Diaspora

L’Amitié de Sarah Palin

[Dimanche 28/02/2010 11:36]

Le président américain Barack Obama est un leader médiocre et incompétent.
Plus que son échec à faire adopter le programme national de soins médicaux et celui sur le réchauffement de la planète alors même que le Parti Démocrate domine les deux chambres du Congrès, l’annonce par l’Iran, ce jeudi, par laquelle ce pays est devenu une puissance nucléaire et présente la capacité de produire des armes enrichies en uranium est un témoignage d’incompétence de l’écervelé Obama. Même ses partisans les plus ardents le reconnaissent.
Prenons par exemple le New York Times. Jeudi, dans une nouvelle analyse sur l’échec d’Obama à empêcher l’Iran d’avancer dans son programme nucléaire, David Sanger a écrit que, pour le président américain, « cette dernière année a été «une année au cours de laquelle peu de choses, dans ses relations avec l’Iran, ont connu le sort que la Maison Blanche leur avait prévu ».
Depuis qu’Obama a annoncé pour la première fois son souhait de s’asseoir avec Mahmoud Ahmadinejad lors d’un débat entre les candidats démocrates à la présidentielle au printemps 2008,
la seule stratégie du 44ème président des Etats-Unis pour traiter avec l’Iran a été d’en apaiser ses chefs.
Et ce mardi même, il croit toujours que se donner l’image d’un doucereux auprès de ce régime, constitue son meilleur pari.
Mardi, lors de sa conférence de presse, Obama n’aurait pas reconnu que l’apaisement a échoué, alors même que des responsables iraniens de haut niveau ont déclaré l’extension de leurs activités illicites d’enrichissement d’uranium. Il aurait tout au plus reconnu que « jusqu’à présent, les dirigeants du régime ont fait leur choix, bien que la porte leur soit toujours ouverte. »
Quant aux sanctions, tout est censé aller pour le mieux ; Obama a indiqué que cela prendra « plusieurs semaines » pour coordonner ces sanctions et les porter devant l’ONU.
L’affligeante vérité est que le but d’Obama n’a jamais été d’empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire.
Sa stratégie du « sanctionner si les engagements ne sont pas respectés » est simplement une ruse.
L’administration d’Obama n’a jamais prévu de prendre de sérieuses sanctions sur l’Iran. Comme l’a dit un haut-fonctionnaire au New York Times, le but visé en évoquant des sanctions est d’obliger les Iraniens à accepter de négocier. Comme il l’a aussi précisé, « il s’agit de les ramener à la table des négociations, parce que, dans ce cas de figure, le vrai but est d’éviter la guerre».
Avez-vous bien compris ? …En clair, pour autant qu’Obama s’en estime concerné, l’Iran nucléaire n’est pas son principal souci. Son plus important problème est qu’Israël puisse utiliser la force pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires.
Les Présidents américains ont les mains bien plus libres en politique étrangère que dans les affaires nationales. La capacité d’un président à mettre en application son agenda de politique intérieure est limitée par les pouvoirs du Congrès. Le congrès a beaucoup moins de possibilités d’expression sur la politique étrangère. Mais le facteur de contrainte principale pour un président des Etats-Unis – à la fois dans le domaine des affaires nationales et dans les affaires étrangères – est l’opinion publique.
Au cours de la dernière année, Obama n’a pas réussi à faire adopter son agenda de projets nationaux même en ayant bénéficié des majorités gouvernementales dans les deux institutions du Congrès, ceci étant lié au choix du public qui s’est opposé à son programme. Ainsi voyons-nous que si le public peut aussi exprimer son opposition à sa politique étrangère, en particulier en ce qui concerne Israël et l’Iran, il ne pourra pas la maintenir.
Jusqu’ici, à la lumière des sondages d’approbations le concernant qui chutent toujours plus, le principal atout qu’Obama ait eu à son avantage réside en ceci que, depuis l’élection présidentielle, ses opposants politiques aient manqué d’un leader capable d’unir ses adversaires autour d’une voie alternative. Au cours de la dernière semaine, ce chef a peut-être émergé.
Samedi, Sarah Palin, précédemment ancien gouverneur d’Alaska et candidate Républicaine choisie comme Vice-Présidente dans la course aux élections, fut la principale intervenante lors de la « Tea Party » accueillant la Convention de son Mouvement à Nashville, dans le Tennessee. Comme elle l’a fait durant la campagne présidentielle, Palin a électrifié son public à Nashville en offrant aux élans populistes des électeurs américains des perspectives crédibles. Et avec son talent si personnel, elle leur a lancé « Alors, êtes vous décidé à soutenir l’espoir d’un vrai changement pour vous en sortir ?! »
Palin a épinglé Obama sur ses manoeuvres concernant la politique étrangère des Etats-Unis. Elle a, entre autres, noté qu’après une année passée à mendier un apaisement auprès des dictateurs, l’importance internationale de l’Amérique offre un spectacle de désolation. « Israël, un pays ami doublé d’un allié critique, remet à présent en question la puissance de notre soutien», a-t-elle ajouté.
Palin a dit haut et fort combien, en matière de politique étrangère, il n’y a aucune place pour l’aveuglement. Comme elle l’a dit, « S’il y a bien un domaine au sein duquel vous devez nommer un chat un chat, c’est à coup sûr la sécurité nationale ». Autre propos remarquable : « Nous avons besoin d’une politique étrangère qui distingue les amis de l’Amérique de ses ennemis et qui puisse identifier la vraie nature des menaces aux lesquelles nous faisons face. »
Si son discours n’était pas suffisant pour convaincre les Américains – et tout particulièrement les Juifs Américains – que Palin pense le soutien à Israël et la résistance à l’Iran être les clefs de la sécurité nationale des Etats-Unis, on pourrait aussi rappeler son entrevue de Dimanche sur Fox News. A la question qui lui fut posée concernant les conditions qui favoriseraient une réélection d’Obama en 2012, Palin a répondu « Qu’il dise qu’il a décidé de déclarer la guerre à l’Iran ou qu’il soit vraiment décidé à dire et faire clairement tout ce qu’il peut pour soutenir Israël, voilà ce que j’apprécierai qu’il fasse».
Et au cas où cela ne suffirait pas, Palin porte un Pin’s à son revers. La figure politique qui mène une opposition populaire contre Obama a décidé de faire son plus important discours depuis l’élection 2008 en portant un pin’s représentant le drapeau des USA entrelacé à celui d’Israël.
Palin, qui se voit bien en prochaine candidate aux primaires présidentielles du parti républicain pour 2012, utilise sa tribune publique pour rassembler la coalition des « faucons » – citoyens sensibles au thème de la sécurité -, des sociaux-conservateurs et des travailleurs en cols bleus, laquelle coalition propulsa Ronald Reagan à la Maison Blanche en 1980. Son soutien à Israël lui sert à se trouver un soutien à la fois parmi les faucons de la sécurité et les socio-conservateurs.
À la différence des déclarations creuses d’Obama concernant son soutien à Israël, l’appui de Palin est évidemment sincère et donc ne diminuera pas tandis qu’Obama reste enfermé dans son bureau. Et plus Palin se renforce, plus grandira sa capacité à influencer le débat américain d’une manière contraignante pour la marge de manoeuvre d’Obama, laquelle intimide Israël en autorisant l’Iran à devenir une puissance nucléaire.
BIEN MALHEUREUSEMENT, malgré le soutien extraordinaire que Palin apporte à Israël, la communauté juive américaine la rejette d’emblée. Comme Jennifer Rubin l’a relevé dans son article, « Pourquoi les Juifs détestent Palin » dans le magazine Commentary, les Juifs ont désapprouvé le choix par le Sénateur Mac Cain de Palin comme co-listière à une majorité de 54 contre 37 %. Les attaques aux flancs pleines de railleries publiées contre Palin par les écrivains relevant du leadership juif américain sont légions.
Dans son article, Rubin donne un certain nombre de raisons expliquant le rejet de Palin par les Juifs Américains.
D’une part, les Juifs Américains, qui d’emblée s’identifient eux-mêmes aux Démocrates – et de manière disproportionnée, font une identification aux idées libérales – s’opposent à Palin pour la même raison qu’ils s’opposent à tous les Républicains sociaux-conservateurs ; Parce qu’elle n’est pas une « Démocrate libérale ». Ce qui donne quelque chose d’assez unique au rejet de Palin par les Juifs Américains est sa puissance émotionnelle. Rubin avance cet argument en constatant que la haine viscérale exprimée par beaucoup de Juifs Américains à l’encontre de Palin est, de manière frappante, un problème de haine lié à leur classe sociale, ou, pour le dire plus clairement, il s’agit d’un snobisme. Depuis quatre générations, ils ont quitté les petits ateliers où leurs grand-parents travaillaient en étant exploités dans le Lower East Side (Sud Est) de New York. Et ils n’aiment pas cette femme qui, avec son accent marrant, a réussi à entrer à l’Université d’Idaho, a des tripes et tire dans le tas avec originalité.
C’est peut-être vrai. Mais s’il en est ainsi, les Juifs Américains devraient se mettre à repenser leur fidélité à leur classe sociale. Comme les manifestations contre l’Ambassadeur Michael Oren à l’université californienne d’ Irvine, contre l’ancien premier ministre Ehud Olmert à l’université de Chicago, contre le député ministre des affaires étrangères Danny Ayalon à Oxford, tout comme l’annulation de l’invitation du Professeur Benny Morris à Cambridge et le vedettariat du professeur antisémite Steve Walt de Harvard le montrent clairement, les bastions de l’élitisme intellectuel dans lesquels les Juifs Américains se sentent comme chez eux sont devenus les dépositaires de la haine contemporaine la plus virulente contre les Juifs à travers l’Amérique et l’Occident.
Les tenants classiques des valeurs libérales tels qu’Hollywood n’ont fait preuve d’aucun scrupule à accorder des récompenses aux films comme Paradise Now (le paradis maintemant), qui a glorifié des assassins de Juifs d’une manière inégalée depuis l’époque de Leni Riefenstahl. Les publications des médias liées aux élites comme la revue The Atlantic Monthly (Atlantic, Le Mensuel) ne sont que trop heureuses d’éditer les vociférations de petits haineux à la nouvelle mode tels Andrew Sullivan.
Les voix Juives Démocratiques Libérales, telles Leon Wieseltier à The New Republic (La Nouvelle République), sont conscients du fait qu’il y a bel et bien un problème avec l’anti-sémitisme effréné de leur camp. Et ils craignent qu’en conséquence, les Juifs Américains puissent voir d’un nouvel oeil Palin et le pin’s du drapeau israélien qu’elle porte à son revers. Comme Wieseltier l’a écrit cette semaine, « Il ne se passe pas un jour sans que je ne fasse mon humble part pour empêcher une telle transformation par laquelle les Juifs Américains passeraient des libéraux aux conservateurs»
LE FAIT EST qu’il est dans l’intérêt d’Israël qu’une telle transformation ne puisse se produire assez rapidement. Ce n’est pas que les Juifs Américains doivent changer leur programme de société, mais ils doivent reconnaître qu’aujourd’hui, c’est assez triste à dire, il n’y a pas de soutien d’Israël qui puisse être bipartisan et faire sens au Congrès américain. Ainsi, les 54 législateurs qui ont écrit à Obama une lettre, datant du mois dernier, lui demandant de forcer Israël à ouvrir les frontières de Gaza étaient tous démocrates. L’opposition à faire passer des sanctions contre l’Iran, et l’opposition à une attaque israélienne sur les installations nucléaires de l’Iran, ne sont politiquement significatives qu’au sein des démocrates.
Dans son discours à la « Tea Party » de la Convention, Palin a indiqué, « nous a besoin d’un Commandant en chef, pas d’un professeur de droit qui s’accroche à son lutrin. »
Le fait est que nombre des sensibilités anti-israéliennes d’Obama ont vu jour à travers ses amitiés professorales – Rashid Khalidi, John Mearshimer, Samantha Power, William Ayres, Bernadine Dohrn et, naturellement, le défunt Edward Saïd. Les Américains sensibles aux enjeux de la sécurité nationale – et en particulier les Juifs Américains qui soutiennent Israël – devraient être les premiers à soutenir le constat de Palin.
L’apparition de Sarah Palin comme porte-parole de l’opposition populaire à Obama représente les défenseurs d’Israël – et en particulier les défenseurs juifs d’Israël – à travers une occasion et en lien à un défi tous deux extraordinaires. L’association du soutien de Palin à Israël avec son programme de politique intérieur proche des intérêts du peuple montre à quel point, pour la première fois, Israël a été traité comme une question centrale et semblable à la cause elle-même du peuple.
L’opportunité que cela présente pour les Juifs Américains soucieux d’Israël est sans précédent.
Mais naturellement, pour tirer le meilleur profit de cette occasion, les Juifs Américains qui soutiennent Israël doivent décevoir Wieseltier. Ils doivent reconnaître que la gauche a rejeté leur cause et, de plus en plus, qu’elle les rejette eux-mêmes.
L’échec d’Obama à empêcher l’Iran de poursuivre son programme nucléaire, et son refus têtu quant à soutenir le refus israélien de voir l’Iran acquérir la capacité de menacer Israël et la sécurité mondiale tout entière, mettent Israël et le noyau même des intérêts de la sécurité nationale américaine dans un péril sans précédent. Ses serviles camarades démocrates mettent autant de bonne volonté à le soutenir qu’il maintient ce cours périlleux par lequel, significativement, le bateau démocratique abandonne Israël et sa propre santé mental sur un point stratégique.
On ne peut prévoir l’avenir politique de Palin. Mais ce qui est assez clair est qu’aujourd’hui, c’est bien à elle que revient le mérite d’être la seule voix s’opposant à la politique étrangère d’Obama tout comme elle fait sienne la voix américaine la plus forte dans son soutien à Israël et le refus de voir l’Iran accéder aux armes nucléaires.
Ne serait-ce que pour cette raison, elle mérite les remerciements et l’appui de la communauté juive américaine.

par Caroline Glick.

Commentaire(s):

2 commentaires

  1. maguid

    28. fév, 2010

    Il en ressort que, quand-même, malgré la sordide attitude de

    Hussein d'Américanie, ce Amman des temps modernes, comme

    par coïncidence en ce jour de Pourim 5770, il y a toujoyrs de

    l'espoir.

    Répondre à maguid    Alerter les modérateurs
  2. nour

    28. fév, 2010

    il va falloir ce faire à l'idée que les
    Bushs ….. c'est fini !!!! parti bush qui disait oui a tout ce que proposait israel !!
    maintenant il y a hussein Obama … eh oui !!

    Répondre à nour    Alerter les modérateurs

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