La « Banque de Palestine », à ne pas confondre avec la Banque Leumi Leisrael, dont c’était le nom jusqu’à l’indépendance, est une banque arabe affiliée au Hamas et à l’Olp. Son centre se situe à Ramallah, mais elle a de nombreuses succursales à Gaza. Cette banque brasse des milliards de … shekels israéliens. Elle se serait adressée à la direction de la Banque d’Israël, afin de déposer un demi-milliard de shekels dans le bureau central.
Un proche de la banque arabe, qui a tenu à garder l’anonymat, soutient que cette demande ne se limite pas là . Les responsables ne comptent pas seulement déposer cet argent. Ils auraient demandé à ce qu’il soit converti en dollars américains, toujours par la Banque d’Israël.
Cette somme représente environ le quart du budget du « gouvernement » du Hamas et 10% du PNB officiel ou connu de l’ensemble de la bande de Gaza. Toujours selon la même source, l’argent israélien, voire égyptien, serait gênant pour ses détenteurs. Il devrait servir à payer du matériel, entre autres de guerre, qui transite par les galeries souterraines illégales qui relient Rafiah au Sinaï, et à soudoyer les gardes égyptiens pour les aider à fermer les yeux.
De la Banque d’Israël, seule la première démarche a été confirmée, celle qui consisterait à permettre au Hamas de déposer à Ramallah ce demi-milliard de shekels. La banque, sous l’égide de Stanley Fischer, n’a pas réagi à cette démarche, et on ignore toujours quelle sera sa réaction. De leur côté, les « banquiers » de Gaza se sont refusés à toute déclaration à la presse.
Il est permis cependant de supposer que la demande, avec ou sans la conversion de la somme en dollars américains, sera rejetée en bloc. En effet, bien que la banque de l’AP soit reconnue par Israël, l’acceptation d’une telle démarche serait en contradiction flagrante avec plusieurs lois: le blanchiment d’un argent d’origine inconnue, et dont les propriétaires ne se font pas connaître, d’une part, et le décret gouvernemental de 2007, qui interdit toute coopération avec un organisme terroriste, définition qui correspond au Hamas, déclaré entité hostile, d’autre part.
L’origine de cet argent liquide reste une énigme. Les virements permis par Israël, vers la bande de Gaza, en raison des plaintes selon lesquelles l’argent liquide y aurait fait cruellement défaut, ont été interrompus en 2004, à la suite de l’opération militaire déclenchée la vielle de Pessah, et dont le lancement coïncida avec l’attentat perpétré à l’Hôtel Park de Nataniya, où le seder fut tragiquement interrompu, quand quelque trente participants à la fête furent déchiquetés. Les questions adressées par des députés à la Banque d’Israël en faveur de la reprise de ces virements, restent depuis lettre morte.
En pratique, l’argent liquide n’a presque pas cours à Gaza, l’UNRWA, qui vient encore de réclamer 40 millions de dollars, et les organisations humanitaires, prennent totalement en charge la population civile, et les denrées sont acheminées par les passages d’Erez ou de Karmi. Lassé, le Canada a déclaré en janvier qu’il suspendait son aide.












nessim
11. fév, 2010
j'ose espérer qu'on ne fra pas la bourde de transformer cet argent en dollars…