Les nouvelles tensions entre Israël et la Syrie suscitent des craintes, justifiées ou non, chez certains membres du gouvernement Netanyahou qui n’ont pas apprécié outre mesure les déclarations du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman en direction de Damas.
Tenant visiblement à calmer le jeu, le Premier ministre a abordé le sujet dimanche matin, lors de la réunion hebdomadaire de son gouvernement. Mais il a pris soin au préalable, ces derniers jours, de recommander à ses ministres de garder le silence et de ne pas répondre aux questions des journalistes concernant la Syrie.
Evoquant pour la première fois en public la situation dans le secteur, Netanyahou a déclaré notamment qu’Israël souhaitait la paix. Et de préciser: « Israël veut conclure des accords de paix avec tous ses voisins, nous l’avons fait avec l’Egypte et la Jordanie et on peut donc procéder de la même façon  avec la Syrie et les Palestiniens ».
Il a toutefois émis quelques réserves, en rappelant qu’il fallait pour cela respecter deux conditions. « Avant tout, les pourparlers doivent se dérouler sans conditions préalables qui nous contraindraient à accepter des concessions démesurées et impensables. Et second point: le traité devra être assorti de règlements sécuritaires ». « Sans ces mesures de sécurité, a souligné Netanyahou, aucun accord ne tiendra ».
Netanyahou, présentant clairement ses positions officielles, a encore affirmé: « Nous voulons conclure des traités de paix qui durent des dizaines d’années, pour les générations futures ». Et c’est là qu’il a annoncé que « les négociations avec les Palestiniens devaient débuter prochainement » en ajoutant qu’il espérait également « entamer des discussions avec la Syrie ».
Mais en fait, la réunion devait porter essentiellement, ce dimanche, sur un programme visant à réduire la dépendance actuelle au pétrole. Netanyahou a expliqué: « Certains pays, qui détiennent le pétrole, soutiennent le terrorisme », faisant entre autres allusion à l’Iran. Et de souligner: « Ce problème touche le monde entier et exige donc un effort au niveau international ».
Netanyahou a rappelé qu’il avait discuté de la question, tout récemment, avec la chancelière allemande Angela Merkel, avec le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, en visite la semaine dernière en Israël, avec le Premier ministre polonais Donald Tusk et avec d’autres encore « qui avaient manifesté un réel intérêt pour cette question ». Toutefois, Netanyahou n’est pas très optimiste et estime qu’il faudra encore beaucoup de temps avant de pouvoir appliquer un tel programme.












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