Le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, a évoqué plusieurs points à la conférence des présidents des organismes juifs qui s’est tenue à Jérusalem mercredi. Il s’est penché sur le problème du découvert bancaire et s’est déclaré également inquiet des initiatives visant à entraver le commerce international d’Israël.
« Cela m’a pris du temps, a-t-il déclaré, pour comprendre les Israéliens, et à quel point ils peuvent se considérer comme fiers de leur découvert à la banque. » Il a cependant comparé la situation en Israël à celle qui sévit aux Etats-Unis, où, selon ses observations, le découvert du consommateur serait nettement plus important.
Toutefois, bien que cette dernière comparaison l’ait fait sourire, il a enchaîné en évoquant un problème bien plus préoccupant: les initiatives en Europe concernant la production israélienne, et cherchant à en organiser le boycott. « Les proportions ne sont pas encore alarmantes, mais elles ont tendance à s’intensifier. Il recommande la vigilance. « Il faut suivre les développements de ce phénomène, avant que des dommages irréversibles ne s’instaurent. »
Pour lui, ces démarches contre l’exportation israélienne sont encore sous l’influence du boycott des pays arabes, qui demeure étonnamment très influent. Il a expliqué que l’incidence de l’économie internationale aurait des répercussions sur la croissance israélienne, et a indiqué qu’il prévoyait pour 2010 que 3.5% de croissance, les exportations étant encore assez faibles, en raison, cette fois, du marché mondial et non d’intentions délibérées. Les dégâts relativement peu importants subis en Israël en raison de la récession mondiale qui a frappé la planète l’année dernière sont dus, selon Fisher, à la gestion conservatrice des banques, mais aussi au contrôle sévère exercé sur leur gestion. Les investisseurs étrangers ont également contribué au renforcement du shekel. Mais il prévient que cette dernière considération comporte des risques, au cas où les investisseurs opteraient pour un changement de direction.
Il a encore critiqué certains aspects de la société qui, s’ils sont améliorés, pourraient contribuer au développement économique: la bureaucratie encore très lourde, la dégradation, selon lui, du niveau de l’éducation, les inégalités sociales, et l’état des routes. Il a raconté qu’il lui a fallu deux heures pour se rendre au congrès, à Jérusalem, depuis son domicile à Herzliyya, ce qui lui a fait prendre une demi-heure de retard.












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