Le 12 mars 1978 fut commis l’attentat palestinien connu sous le nom « Attentat de la Route Sanguinaire » (« Kvish Ha-Damim »). La prise en otage d’un autobus sur la route du littoral côtier s’était terminée par le terrible bilan de 35 tués Israéliens et des dizaines de blessés. Parmi les terroristes, une femme Dalal Moughrabi, en souvenir et à la gloire de laquelle Abou Mazen et Salam Fayaad veulent actuellement inaugurer un Square à Ramallah. Cet attentat était l’un des nombreux autres perpétrés par l’OLP de Yasser Arafat depuis les années 1970 à partir du territoire libanais, où l’OLP avait créé un véritable « Fatahland » depuis que les Palestiniens de l’OLP avaient été massacrés puis chassés de Jordanie par le Roi Hussein. (Septembre Noir) dans l’indifférence internationale. En réaction à cet attentat, le gouvernement israélien dirigé par Menahem Begin décida de réagir. Le 15 mars 1978, Tsahal entrait au Liban le 15 mars 1978, et occupa le sud du pays jusqu’au fleuve Litani pendant trois mois. Après que l’armée de l’air ait bombardé les villages qui accueillaient les terroristes (souvent contre le gré des habitants), les forces terrestres, l’artillerie et même la marine entrèrent en action. Durant cette période, l’arme israélienne tenta de nettoyer la région des nids terroristes, dont une partie avait déjà fui vers le nord avec des civils. Le ministre de la Défense de l’époque, Ezer Weitzman, ordonna alors le retrait des troupes sur la ligne de frontière internationale, et Israël obtint de l’ONU par la Résolution 425, la création et l’arrivée d’une force internationale d’interposition, la FINUL, dont on sait le rôle ambigu qu’elle joue depuis 32 ans dans le sud du Liban. Après le retrait israélien, le général chrétien Saad Haddad, allié d’Israël, prit le contrôle du sud-Liban avec sa milice qui prit le nom d’ « Armée du Sud-Liban ». Mais quatre ans après l’Opération « Litani », en 1982, avec la poursuite des agressions palestiniennes, Menahem Begin et Ariel Sharon durent prendre la difficile décision d’engager une nouvelle guerre anti-terroriste au Liban, appelée « Paix en Galilée ». Trente deux ans après l’Opération « Litani », les acteurs au Liban sont plus les mêmes, le Hezbollah a remplacé l’OLP, mais les menaces sur la frontière nord d’Israël sont toujours bien présentes.












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