Le monde arabo-musulman calomnie Israël en l’accusant d’apartheid. Mais c’est lui qui pratique l’apartheid dans nombre d’Etats. La Malaisie vient d’en subir les affres.
En Malaisie, les actes de violence et de vandalisme anti-chrétiens se multiplient, les relations entre musulmans et chrétiens s’enveniment, l’islamisme intolérant et raciste s’étend comme un cancer dans le monde et remplace l’islam ouvert et tolérant.
Pourtant le fanatisme politico-religieux islamique qui s’enflamme dans le monde est une véritable perversion de l’islam.
Il y a certes le principe de dhimmitude qui existe dans le Coran et qui, indiscutablement, ouvre la voie à la discrimination parfois jusqu’au racisme. Il y dans le Coran une discrimination entre trois collectivités humaines : la plus basse sont les infidèles qui ne reconnaissent pas le dieu unique et sont païens, les dhimmis qui sont les peuple du Livre et de l’évangile et reconnaissent le Dieu unique d’Abraham et la communauté des Croyants qui reconnaît le Dieu unique et son seul prophète Mahomet.
On peut interpréter le Coran de manière diverse, vu le nombre de versets que l’on peut tirer de leur contexte pour faire de l’Islam soit une religion tolérante et humaine comme au temps de Saladin soit une religion exclusive et intolérante jusqu’aux massacres comme sous les Almohades et aujourd’hui al Qaïda. L’un des signes de cette perversion est la haine et la violence entre musulmans : les fanatiques massacrent sans pitié les musulmans jugés trop tièdes ou même laïques. Selon certaines estimations le fanatisme serait responsable de plus de 200 000 victimes en Algérie depuis l’indépendance. A Gaza et en Cisjordanie on tue souvent des musulmans et on terrorise les chrétiens qui s’exilent en quantité. Bethléem a perdu le trois quart de ses chrétiens. Des exactions existent au Liban bien sûr contre les Maronites, en Irak contre les chrétiens assyriens, et en Egypte contre les chrétiens coptes. Et n’oublions pas les massacres entre musulmans sunnites et chiites.
Le fanatisme espère s’étendre sur le monde entier, islamiser la totalité de la planète et mettre un Califat universel. Cet « espoir » – si l’on peut dire !- sera en fin de compte déçu après un développement qui est loin d’être achevé. Les fanatismes ont toujours été vaincus dans l’histoire par leurs propres excès. Savonarole; l’Inquisition, le nazisme, le communisme stalinien etc. en sont l’illustration.
L’Europe fait preuve d’une insigne faiblesse et payera très cher sa lâcheté. Son déclin en sera la conséquence et il est déjà amorcé. Les Juifs qui jouent en faveur de l’Europe misent sur un mauvais cheval. Bien sûr, le sursaut est possible et on ne peut que l’espérer bien qu’il tarde trop. L’Occident mérité bien mieux que cela et, avec Obama, l’Amérique glisse sur la pente savonneuse.
La querelle d’Allah
C’est bien le vandalisme qui prend le pouvoir en Malaisie. A Kuala Lumpur, en quelques jours, onze lieux de culte ont été vandalisés et trois églises ont été détruites le 8 janvier par des bombes, le vendredi, jour de prière. L’importante Eglise de l’Assomption a subi des actes de vandalisme. Un journaliste du Figaro écrit : « Dans l’église de l’Assomption, sous des ventilateurs qui peinent à dissiper la moiteur de l’été tropical permanent, le ton du sermon du révérend Larry Tan est ferme : ‘Si nous cédons sur ce point, nous ne cesserons de perdre du terrain pour notre pratique religieuse’.»
Quel est la cause de ce soudain embrasement ?
Son origine est issue d’un hebdomadaire catholique local, The Herald weekly, qui revendiquait le droit d’user du terme d’«Allah» pour désigner Dieu, dans son édition malaise de l’île de Bornéo. Une idée, il faut le dire, stupide et assimilatrice. Les musulmans fanatiques se sont insurgés sur cette formulation, la polémique s’est enflée au point que la Justice s’en est mêlée.
À l’issue d’une longue bataille juridique, la Haute Cour de Kuala Lumpur a autorisé, le 30 décembre dernier, les non-musulmans à utiliser le nom «Allah» dans leurs écrits. La réaction a été brutale : la colère des groupes islamiques, conjuguée aux pressions de membres du gouvernement a provoqué de telles tensions que cette même cour a suspendu son autorisation le 6 janvier dans l’attente d’un jugement en appel.
Les imams ont mis le sujet au cÅ“ur de leur sermon prétendant que l’emploi du terme «Allah» par les chrétiens crée la confusion et favoriser le prosélytisme. Selon eux et leurs fidèles Allah n’appartient qu’aux musulmans. Ce n’est pas tout à fait exact car dans la plupart des pays arabophones, le mot «Allah» désigne le mot «dieu» dans l’acception habituelle du terme.
Dès mai 2008, le haut conseil national de la fatwa avait décidé que le mot «Allah» soit réservé aux seuls musulmans prétendant que ce mot utilisé aussi par des catholiques risquait de semer la confusion parmi les musulmans.
Certains commentateurs suspectent une manipulation politique de la question religieuse. L’Umno, la coalition gouvernementale, est en déconfiture et gangrenée par la corruption provoquant une désertion de l’électorat malais conservateur au dernier scrutin. Les opposants suspectent la majorité d’utiliser le ressort religieux et la poussée de l’islamisme pour se refaire une nouvelle crédibilité.
Une affaire à suivre et une épine de plus pour la tolérance inter-ethnique mise à mal par l’islamisme envahissant.












Commentaire(s):
Pas de commentaire
Pas encore de commentaire.
Laisser un commentaire