La question du génocide du peuple arménien, perpétré par les Turcs il y a près d’un siècle, suscite encore des débats passionnés et peut provoquer également des crises, comme c’est le cas actuellement entre Washington et Ankara. Ces tensions sont dues tout simplement au fait que la commission des Affaires étrangères du Congrès américain a voté jeudi soir une motion visant à authentifier ce massacre.
Les autorités turques, qui avaient déjà mis en garde les Américains dès qu’elles avaient été informées du projet, ont réagi immédiatement en rappelant pour consultation leur ambassadeur. Quant au président turc Abdullah Gül, il a déclaré que « cette décision n’était pas justifiée » et qu’il la condamnait avec vigueur. Et d’ajouter: « La Turquie ne sera pas responsable des conséquences néfastes de cette résolution ».
Toutefois, cette démarche ne concernerait pas directement le président des USA Barack Obama qui ne voulait pas que cette motion soit soumise au vote, motion qui doit d’ailleurs obtenir encore l’aval de la Chambre des Représentants.
Ce massacre, perpétré entre avril 1915 et juillet 1916, a coûté la vie à un million 200 000 Arméniens. Ignoré pendant longtemps, cet événement tragique a commencé à susciter l’intérêt du public vers la fin du XXe siècle, entre autres lorsque la Turquie a demandé à être admise au sein de l’Union européenne.
Parmi les personnalités qui ont reconnu l’extrême gravité de cet épisode, on peut citer notamment l’écrivain juif Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix et rescapé de la Shoah, et Yehouda Bauer, historien israélien réputé, et ancien directeur de l’Institut international de recherches sur la Shoah, à Yad Vashem. Ces derniers ont déclaré publiquement dans le New York Times, en l’an 2000, que « la réalité du génocide arménien était incontestable » et qu’il fallait « inciter les démocraties occidentales à le reconnaître officiellement ». L’Institut pour l’étude des génocides  de New York a lui aussi établi que le génocide du peuple arménien était un fait historique.
En Israël, le député d’extrême gauche Haïm Oron, chef du parti Meretz, a réagi vendredi matin à cette affaire en rappelant qu’il avait tenté à deux reprises d’inciter la Knesset à reconnaître officiellement ce génocide. Il a indiqué qu’il poursuivrait ses efforts.












ELIANE FALLEK
06. mar, 2010
je pense que la reconnaissance de tous les génocides doit se faire au plus vite dans UNE CONFERENCE -REUNION qui doit se faire au niveau international Merci "thank you very much"restons ZEN car la lettre Z signifie VIE en GREC merci votre SOEUR ET AMIE ELIANE FALLEK ARTISTE