Pour la seconde fois depuis l’effondrement du régime de Saddam Hussein, provoqué par l’offensive des Américains et de leurs alliés en Irak en 2003, des élections ont lieu dimanche (7 mars) pour le renouvellement du parlement qui comptera désormais un nombre plus important de députés, qui passeront de 275 à 325. Â
Comme on le sait, les résultats de ce scrutin sont cruciaux pour l’avenir du pays et auront également une grande influence sur la politique des Etats-Unis dans cette région. En effet, c’est en fonction de l’identité des nouveaux élus que les USA décideront s’ils doivent maintenir leur présence dans le pays ou s’il faut, au contraire, qu’ils accélèrent le retrait de leurs troupes.Â
Dans le cadre de la campagne, plusieurs questions essentielles se sont posées. La première concernait les chiites et les sunnites qui doivent faire face aux tentatives d’éléments extrémistes cherchant par tous les moyens à perturber le déroulement de ces élections et à entrainer l’Irak dans un bain de sang.Â
Autre incertitude: les élus irakiens parviendront-ils à former un gouvernement stable qui permettra aux Américains de se retirer progressivement, sans heurts, en 2011, comme ils l’ont prévu ? Il y a également un autre problème concernant en particulier les Israéliens: quel sera l’influence des chiites extrémistes, proches du régime iranien, sur le nouveau gouvernement irakien ?Â
La campagne électorale se caractérise cette fois par le nombre des candidats, qui sont plus de 6 000, et par la quantité effrayante des attentats. En un mois, plus de 130 personnes ont été tuées dans des attaques qui se sont succédées dans le pays, perpétrées pour la plupart par des groupes fanatiques sunnites qui ont appelé au boycott du scrutin.Â
Au cours de la dernière journée qui a précédé les élections, 24 personnes ont trouvé la mort: 16 ont péri dans l’attaque d’un immeuble d’habitations à Bagdad et 4 autres ont été atteintes par des obus de mortier. En outre, l’explosion d’une voiture piégée à Najaf, ville sainte chiite, aurait fait samedi soir trois victimes. Il y aurait 54 blessées. Al Qaïda est également présent sur le territoire et cherche lui aussi à tout faire pour que les élections n’aient pas lieu. Â
D’après les sondages réalisés avant le scrutin, le candidat favori serait l’actuel chef du gouvernement, Nouri Al Malki, considéré comme un « chiite modéré », avec 30 % de soutien. Il aurait toutefois un rival de taille: l’ancien Premier ministre Iyad Allaoui, qui est un chiite non religieux.












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