Une méthode révolutionnaire a sauvé le cÅ“ur de Myriam Cohen, une patiente de 82 ans qui souffre de problèmes cardiaques. Les médecins qui se sont occupés de son cas ont pourtant été découragés à un moment donné, car elle a montré d’évidents signes de faiblesse. De nombreux malades qui souffrent des mêmes symptômes ne sont pas aptes physiquement à supporter l’épreuve de l’opération à cÅ“ur ouvert.
Cette opération était pourtant urgente, car la valve cardiaque, qui permettait la circulation du sang, était presque totalement obstruée. En principe, la médecine d’aujourd’hui maîtrise assez bien ce type d’opération. Le professeur Basil Louis, directeur du service cardiovasculaire du centre médical Carmel, a annoncé une nouvelle qui, selon lui, devrait être apaisante pour de nombreux souffrants:
« La nouvelle méthode, à laquelle nous avons eu recours pour sauver le cÅ“ur de Myriam représente un grand espoir pour les malades qui doivent subir une substitution de la valve. L’encrassement des valves est un problème qui touche 30% des malades du cÅ“ur en Israël. En raison de l’avancée de l’âge, la valve se bouche et le passage du sang qui part du cÅ“ur vers le reste du corps devient difficile. Le malade devient faible et épuisé. »
Le professeur Dan Aravot ajoute: « La seule solution don nous disposions jusqu’à présent pour remédier aux souffrances des malades était l’opération à cÅ“ur ouvert. Jusqu’à ce jour, nous avons remplacé les valves du cÅ“ur par des matières organiques prélevées sur des veaux ou des matières plastiques. Nous comptons des centaines d’opérations par an, et chacune de ces opérations à cÅ“ur ouvert durent plusieurs heures. Elle nécessite l’anesthésie générale et l’ouverture de la cage thoracique. »
La nouvelle méthode, baptisée TAVI, permet d’acheminer la nouvelle valve directement au cÅ“ur à l’aide d’une sonde. Le praticien ouvre la valve du patient à la manière d’un parapluie alors qu’elle se trouve encore à sa place, et effectue toute l’opération de remplacement sans rien ouvrir et sans toucher au cÅ“ur.
Ce qui est révolutionnaire, en fait, c’est la matière avec laquelle la valve est fabriquée: il s’agit de nouveaux polymères qui ne sont pas rejetés ou identifiés par l’organisme en tant que corps étrangers. Il n’est donc pas nécessaire de prendre des médicaments pour annihiler le processus de rejet de la greffe.
Le docteur David Alon énumère les avantages: « Nous épargnons au patient l’opération à cÅ“ur ouvert ; il ne doit plus subir l’ouverture du thorax, il souffre moins, prend moins de médicaments ; l’opération est rapide et ne nécessite relativement qu’une faible anesthésie, la guérison est rapide ainsi que le retour à une activité normale. »
Le lendemain d’une opération qui n’a duré qu’une heure environ, Myriam a pu se tenir sur ses jambes et plaisanter avec l’équipe médicale de l’hôpital Carmel. Elle témoigne: « Au début, ça m’a fait peur. Mais quand j’ai compris que je serais incapable de subir une opération à cÅ“ur ouvert, j’ai accepté d’essayer la nouvelle méthode qui m’a été proposée. Je remercie D. qui m’a aidée, ainsi que toute l’équipe extraordinaire qui s’est occupée de moi. Ils m’ont sauvé la vie. »
Le responsable des opérations en cardiologie explique que, pour chaque patient, on vérifie quelle est la méthode la mieux adaptée à son cas: « Nous lui faisons un bilan de santé extrêmement précis et il est parfaitement conscient de la situation. Nous lui proposons nos conseils. Cette opération est proposée par seulement quelques centres hospitaliers dans le pays. Nous faisons partie des instituts les mieux adaptés aux progrès de la cardiologie à travers le monde. Nous employons les moyens technologiques les plus développés pour nous assister. »
Cette opération, qui coûte quelque 100 000 shekels, vient de rejoindre la liste des traitements pris en charge par la Caisse de santé. Il peut être à la disposition de tout patient, qui se munit d’un avis médical professionnel.












anonyme
11. mar, 2010
bravo.
hammouma
22. mar, 2010
toutes mès félicitations à cette équipe médicale du grand pays d'Israël.de la part de Amazighe de Kabylie.