Comme il est de règle dans les domaines militaires et stratégiques sensibles, les détails et les révélations arrivent toujours au compte-gouttes, et bien après les événements eux-mêmes.
C’est le cas pour la mystérieuse attaque de Tsahal en territoire syrien en septembre 2007, baptisée « Mivtza Boustan » (« Opération Orchidée »). Ce jour-là , avec l’assentiment des Américains, des avions de Tsahal, ayant traversé le territoire turc, bombardaient et détruisaient des installations sur le site « Al-Khibar », situé à Deir El-Zohr, au nord-est de la Syrie.  Selon les Israéliens, qui tenaient leurs renseignements d’agents israéliens envoyés sur le site et ayant ramené des échantillons,  les Syriens y développaient une activité nucléaire avec l’aide de la Corée du Nord.
Comme à l’accoutumée, le raid de Tsahal avait été condamné par de nombreux pays, et pas seulement les pays arabes. Curieusement, la Syrie n’avait pas réagi avec la vigueur habituelle, ce qui laissait à penser que le régime de Damas ne tenait pas à ce que cette affaire reste trop longtemps à la une de l’actualité. Les autorités syriennes avaient d’ailleurs fait « nettoyer » le site très rapidement et dans la plus grande discrétion !
Dans un premier temps, Muhamad El-Baradeï, alors directeur de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique, avait condamné l’attaque israélienne au motif « que la Syrie était signataire du Traité de Non-Prolifération Nucléaire », et « qu’il n’y avait aucune preuve d’une quelconque activité nucléaire sur le sol syrien » (!!). Mais sous pression américaine, des experts de l’Agence avaient finalement été envoyés sur le site dix mois plus tard, en juin 2008. Ils y avaient trouvé des « déchets radioactifs » que les autorités syriennes avaient immédiatement attribués….« à des particules tombées des avions israéliens », mais sans convaincre grand monde.
De nouvelles et récentes révélations venues du Japon viennent aujourd’hui corroborer la version américano-israélienne, et attester que la Syrie était en passe de pouvoir fabriquer la bombe atomique. Le « feu vert » donné à Israël par l’ancien Président américain George W. Bush fut donné au moment où un cargo battant pavillon nord-coréen faisait route vers la Syrie avec à son bord 45 tonnes de « Yellowcake », qui est un concentré d’uranium qui permet de produire assez rapidement du combustible pour réacteurs nucléaires, et qui sert également à la fabrication d’armes atomiques.
L’assentiment américain à cette attaque israélienne délicate n’était pas uniquement destiné à sévir contre Damas. George W. Bush voulait également bien faire comprendre à Pyongyang, qui défie constamment Washington, que « les Etats-Unis feraient tout pour empêcher que le savoir-faire nucléaire nord-coréen soit exporté vers d’autres pays ».
Les sources japonaises de renseignements, qui avaient déjà annoncé peu de temps après l’attaque, qu’une dizaine de « ressortissants » nord-coréens avaient trouvé la mort sur le site syrien lors de l’attaque israélienne, apportent encore d’autres éclairages sur cette affaire. Au moment du raid aérien de Tsahal, le Président syrien Bachar El-Assad aurait téléphoné en catastrophe au Président nord-coréen Kim Jung-Il, pour lui demander d’ordonner le demi-tour immédiat du paquebot en route vers la Syrie, étant convaincu que les Israéliens et les Américains étaient au courant de son existence et qu’ils n’hésiteraient pas à le couler ou à l’arraisonner. Mais toujours selon ces sources japonaises, le Président nord-Coréen aurait finalement ordonné de faire livrer la cargaison à l’Iran, ce qui prouve d’une part l’implication de Téhéran dans le programme nucléaire développé par les Syriens avec l’aide nord-coréenne, et d’autre part, que l’Iran possède aujourd’hui une quantité non-définie d’uranium enrichi qui n’est pas du tout sous le contrôle de l’AIEA, et qu’il peut utiliser à son gré pour ses objectifs militaires.












natan
02. mar, 2010
Faudra rappeler aux tarés nord-coréens qu'en cas de guerre nucléaire, on gardera une ou deux bombes à leur attention.