Les relations entre Israël et les Etats-Unis font toujours les titres des médias qui ont eu du mal à déterminer si les dernières tensions entre les deux pays étaient aussi graves que certains l’affirmaient. Au départ, on s’en souvient, c’est l’évocation d’un projet immobilier dans un quartier de Jérusalem, Ramat Shlomo, situé dans le nord-est de la capitale, qui aurait provoqué la colère des Américains. Mais on a compris bien vite que cette « crise », comme l’avait appelée l’ambassadeur d’Israël à Washington, n’était pas aussi sérieuse qu’on le prétendait de prime abord.
Le président américain Obama a, pour sa part, pris son temps pour réagir à « l’incident ». Evoquant la question pour la première fois mercredi soir, dans une interview accordée à la chaîne télévisée Fox News, Obama a estimé qu’il n’y avait pas de crise entre Israël et les USA. Il a toutefois dénoncé les démarches entreprises par le ministre de l’Intérieur Eli Ishaï, estimant qu’elles constituaient un obstacle au « processus de paix ». Il a rappelé qu’Israël était « l’un des plus proches alliés des USA » et « qu’entre amis, il était normal qu’il y ait de temps à autre des dissensions ». Il a encore souligné que « Binyamin Netanyahou avait reconnu les erreurs commises par Israël et s’en était excusé ».
Et de préciser: « Le vice-président Biden a été envoyé au Proche-Orient pour relancer le processus de paix mais les démarches de Ishaï n’ont pas contribué à ses efforts et Netanyahou lui-même en a convenu ». Poursuivant sur sa lancée, Obama a ajouté qu’il fallait à présent que les deux camps reconnaissent la nécessité de faire avancer le processus et fassent des gestes inspirant la confiance. Et là , Obama n’a pas hésité à mettre sur le même plan les projets de construction à Ramat Shlomo et les émeutes palestiniennes de cette semaine dans la Vieille Ville de Jérusalem, précisant qu’il les condamnait de la même façon.
En Israël, le Forum des Sept, réunissant sept ministres du gouvernement, s’est réuni une seconde fois, jeudi, pour débattre avec Netanyahou de la réponse à donner aux Etats-Unis qui ont présenté leurs exigences par l’intermédiaire de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Cette dernière a en effet demandé qu’Israël renonce à son projet immobilier dans le quartier de Ramat Shlomo, à Jérusalem, où 1 600 appartements doivent être construits. Elle a aussi indiqué qu’elle souhaitait voir de nouveaux « gestes de bonne volonté » de la part du gouvernement de Netanyahou, faisant allusion à une nouvelle libération de terroristes détenus dans les prisons israéliennes. Et enfin, Clinton veut qu’Israël accepte officiellement d’inclure, dans le programme des prochains pourparlers, toutes les questions du conflit, y compris celle du statut de Jérusalem.












RUBINO
18. mar, 2010
OBA A VOULU AU DEBUT JOUER AU KROKODILE
MAINTENANT IL REVIENT AUX PETITS PAS