Une association du nom d’ « Ir Amim » (la cité des peuples) a déposé un recours en justice contre le projet de sauvegarde et de mise en valeur touristique d’un des plus anciens sites archéologiques d’Israël, endommagé par des constructions illégales. L’avocat Mordekhaï Berkovitz, qui représente la municipalité de Jérusalem, a répondu que les accusations étaient d’ordre politique et motivées par des considérations extrémistes. Il a expliqué que, contrairement à ce qui est soutenu par les plaignants, les aménagements destinés à respecter le site ne pourront que mettre en valeur l’ensemble du quartier qui l’entoure, et être bénéfique pour tous ses habitants.
La municipalité parle d’un vaste projet qui ne peut qu’améliorer le niveau de vie de cette zone où beaucoup se comportent sans aucun respect pour les programmes enregistrés dans le cadastre, et qui conçoit l’occupation des sols de la manière la plus équilibrée possible. Les maisons sont en effet disposées de façon désordonnée, sans que les constructeurs ne se soucient de l’environnement, ni des moyens d’accès ou de circulation. Les raccords aux infrastructures sanitaires sont faits d’une manière artisanale qui ne tient absolument pas compte des règles d’hygiène les plus élémentaires.
Le Pos (plan d’occupation des sols) qui se rapporte à l’entretien et aux aménagements du sud de la Vieille ville, et qui a été conçu par des architectes, a été entériné par la Commission locale en 2007. Il concerne toute la région située en contrebas de la muraille, et elle englobe la Cité de David et le Shiloa’h (Silwan). Il traite des infractions à la loi dans le domaine de l’immobilier, des infrastructures, du tracé des routes, trottoirs etc., de l’organisation et des lieux de culte et des monastères de la région, de la gestion des bâtiments publics etc.
Le tribunal, après avoir considéré les revendications de l’association d’une part, et les programmes destinés à l’amélioration et à la restauration de la Vieille ville, d’autre part, a rejeté la plainte: la juge Nava Ben Or a conseillé à l’association de retirer sa plainte, en raison des faits tangibles et reconnus. Le recours a donc été annulé.
En 2001, peu avant la fête de souccoth, une délégation discrète d’habitants arabes du quartier du Shiloa’h a exprimé sa gratitude auprès de David Bééri, directeur de l’association « Yr David » (la cité de David) qui s’attache au renouveau de la vie juive dans le secteur, pour les importants investissements engagés en vue de l’embellissement de cette partie de la capitale ainsi que de l’amélioration de la qualité de la vie. Dans les années 90, les rues étaient encore mal pavées, les eaux usées se déversaient à même les tortueuses chaussées, et l’obscurité totale régnait la nuit. Aujourd’hui, le site reçoit la visite de dizaines de milliers de visiteurs par an. Le « Jardin du roi » permettrait de redonner ses lettres d’or à la ville des rois des temps bibliques. Il se situe dans le prolongement du quartier du Shiloa’h, où des aires de repos permettent aux visiteurs d’apprécier l’atmosphère de la ville sainte.












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