Mahmoud Abbas est arrivé au Caire, le mercredi 28 juillet, pour une visite de deux jours. Plus qu’une rencontre avec le président Hosni Moubarak, le leader de l’Autorité palestinienne compte surtout arracher le soutien des leaders de la Ligue arabe dans son refus de reprendre des négociations directes avec Israël. Une réunion spéciale des ministères des Affaires étrangères de la Ligue doit justement étudier la question dans la journée du 29 juillet.
Un enjeu de taille car la veille, l’Union européenne, tout comme les Etats-Unis, a exhorté fortement Mahmoud Abbas de reprendre le chemin des négociations. Avec la promesse qu’une fois assis à la table, il recevrait un soutien marqué de l’UE. La démarche n’a pas eu l’air de convaincre le chef de l’AP qui campe toujours sur des pré-conditions avant la reprise de tout pourparlers : le gel de toutes les constructions dans les implantations ainsi qu’à Jérusalem-Est, ou la création d’un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967.
Le jour de l’arrivée de Mahmoud Abbas au Caire, le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a tenu une conférence de presse afin de clarifier les positions israéliennes. Il a confirmé que le moratoire sur les constructions dans les implantations ne sera pas étendu après son expiration, le 26 septembre prochain.
Le ministre a, par ailleurs, rejeté la perspective de fixer des frontières avant même de revenir à la table des négociations : « Depuis les premiers jours du gouvernement, notre position est la même : nous devons démarrer dès aujourd’hui des négociations directes sans pré-conditions, avec tous les sujets mis sur la table. Mais c’est impossible de soutenir en avance des revendications précises concernant les lignes de 1967, les implantations, ou la question des réfugiés ».












meïr
29. juil, 2010
A vrai dire, je remercie D. d’endurcir Abbas. Cela nous protège.
Jérôme
30. juil, 2010
Ah mon pauvre Meir, un Abbas endurci çà en ferait un coupable idéal n’est ce pas?